Kasher

Kasher : Le terme « kasher » (ou kascher) n’ apparaît une seule fois dans la Bible hébraïque, et il est rendu en français par « convenable ». C’est également ce sens de « convenable » et « valable » qu’il a dans la Mishna (Recueil de commentaires traditionnels de la Loi écrite ou Pentateuque).
C’est pourquoi le terme kascher peut être utilisé dans au moins trois cas.
Dans le premier, le mot a une signification laïque similaire au mot « convenable » en français. C’est ainsi pour souligner la valeur de Darius Ier, qui assista les Judéens dans la reconstruction du Temple, souverain que le Talmud qualifie de « roi kascher ». C’est aussi ce sens qu’il possède dans de nombreuses expressions « figurées » actuelles.
Dans un contexte religieux non alimentaire, le terme « kascher » est conventionnellement employé pour signifier « propre au rituel », et son antonyme est alors « passoul » (disqualifié). Il s’applique à un verre de vin, un rouleau de la Torah, une mezouza, et tout autre objet ayant pour fonction de permettre la réalisation du rituel.
Enfin, le sens le plus connu est celui lié à l’alimentation, sens d’ailleurs proche du précédent. Le repas juif a en effet pour fonction de reproduire le rituel des korbanot qui se tenaient dans le Temple de Jérusalem, et les ustensiles et récipients de cuisine, ainsi que les aliments doivent être « acceptables » pour réaliser cet acte de sainteté. Le Lévitique, décrivant le rituel ainsi que les aliments acceptables, définit les aliments selon deux catégories : tahor (pur) et tamè (impur). L’antonyme de kascher est dans ce cas soit tamè (impur), désignant un aliment qui ne peut en aucun cas servir au rituel du repas (le porc, par exemple), soit tarèf (littéralement, « déchiré »), c’est-à-dire potentiellement acceptable pour la consommation mais rendu impropre par suite d’une mauvaise application du rituel.