Eau minérale naturelle

Eau minérale naturelle : « Eau minérale naturelle » est une appellation qui désigne une catégorie d’eau vendue en bouteille. Elle est définie par un certain nombre de caractéristiques selon les réglementations. De manière générale une eau minérale naturelle doit avoir une origine souterraine ou géologique et une composition chimique stable, et ne doit subir aucun traitement chimique. En France, l’exploitation et le conditionnement d’une source d’eau minérale nécessitent des autorisations administratives spécifiques.
Une eau minérale est une eau d’origine souterraine, exploitée avec l’autorisation du ministère de la Santé, après avis de l’Académie de médecine, possédant une teneur minimale en oligoéléments ou en autres constituants minéraux bons pour la santé, et dont les qualités sont préservées par embouteillage à la source. En outre, elle ne doit pas avoir été altérée par un traitement ayant modifié ses caractéristiques, et seules sont autorisées l’aération, l’oxygénation, la décantation et la filtration.
Les eaux minérales, qui proviennent souvent de zones montagneuses (en France, principalement les régions Rhône-Alpes et Auvergne), sont soit plates (naturellement exemptes ou débarrassées de tout gaz carbonique, ce qui est précisé sur l’étiquette), soit naturellement gazeuses, soit regazéifiées (par adjonction de gaz purs, ce qui est également mentionné).
Les eaux minérales naturelles sont de plus en plus appréciées aux repas et, quand elles sont gazeuses, à l’apéritif. Certaines ont des taux élevés en éléments minéraux (bicarbonates, sulfates, calcium, magnésium, fluor) ; elles ont de ce fait des indications médicinales bien spécifiques mais aussi des contre-indications mentionnées sur les étiquettes. Les eaux minérales les plus faiblement minéralisées sont conseillées pour la préparation des biberons. En Europe, les principaux consommateurs sont l’Italie (environ 200 litres par an et par habitant), la France (150 litres), la Belgique (145 litres) et l’Allemagne (130 litres).
En Europe, les eaux minérales naturelles sont définies par la Directive européenne 80/777 du 15 juillet 1980, transposée dans le droit national de chaque pays. La Commission européenne publie au Journal officiel de l’Union européenne la liste des eaux minérales naturelles reconnues comme telles par les États membres. Au 3 avril 2013, la France reconnaissait ainsi 82 eaux minérales naturelles sur son territoire, contre 30 pour la Belgique, 25 pour la Bulgarie ou 342 pour l’Italie.
En France ou en Tunisie, elle se caractérise en plus d’une origine souterraine, par des qualités thérapeutiques, qui doivent être reconnues par l’Académie de médecine. En Suisse cette qualité n’est pas obligatoire. La teneur en minéraux, à elle seule, ne définit pas une eau minérale.
Aux États-Unis d’Amérique, « une eau minérale doit contenir au moins 240 ppm de résidu sec et avoir pour origine une source souterraine géologiquement et physiquement protégée. L’eau minérale doit avoir des taux constants et des proportions relatives en minéraux et éléments en trace à la source. Aucun minéral ne doit être rajouté.
Au Canada, une eau minérale doit contenir au moins 500 ppm de minéraux dissous. En dessous c’est une eau de source.
On peut donc remarquer qu’en Amérique du nord, certaines eaux minérales naturelles françaises ne peuvent pas obtenir l’appellation eau minérale (cas de l’eau de Volvic).
Beaucoup d’eaux minérales naturelles font l’objet d’une exploitation sous forme de cures thermales. Mais c’est surtout sous forme d’eau vendue en bouteille qu’elles sont aujourd’hui utilisées.
Définition : Les eaux en bouteille ne sont pas toutes des eaux minérales naturelles.
En France, les eaux de boisson destinées à la consommation humaine répondent à diverses appellations :
Les eaux de table sont de même nature que l’eau du robinet, mais elles sont commercialisées en bouteilles. Elles ont éventuellement subi un traitement spécifique.
Une eau de source est une eau d’origine souterraine, ayant bénéficié d’une protection contre la pollution, et n’ayant subi ni traitement chimique, ni adjonction. Elle doit donc être naturellement conforme. Elle doit satisfaire aux critères de potabilité (ce qui n’est pas forcément le cas d’une eau minérale naturelle).
Une eau minérale naturelle (abrégé à l’oral en eau minérale) est une eau d’origine souterraine, protégée de toute pollution. Ses caractéristiques chimiques doivent être stables. Elle doit être de nature à apporter, dans certains cas, ses propriétés favorables à la santé.
Ces 3 qualités peuvent être vendues en bouteilles :
Les eaux minérales naturelles se caractérisent donc:
– par la notion de gisement hydro minéral (nappe phréatique profonde et protégée par la nature des couches géologiques environnantes).
– par une stabilité de leur composition minérale.
– par leur pureté originelle : elles ne peuvent pas contenir de composés d’origine anthropique (liées aux activités de l’homme).
– elles ne subissent aucun traitement chimique de désinfection.

Les types d’eau minérale : Les eaux minérales présentent souvent des teneurs en magnésium importantes et des teneurs en nitrates généralement faibles. Leur dureté en calcium est très variable, leur intérêt provient de la présence de substances plus rares comme le fluor ou des oligo-éléments.
En dehors des eaux très peu minéralisées (telle celle de Volvic qui, de fait, est plutôt une eau de source, et c’est d’ailleurs ainsi qu’elle est autorisée aux États-Unis d’Amérique), il existe principalement cinq catégories d’eaux minérales :
– Les eaux bicarbonatées : bonnes pour traiter les affections du foie et des intestins ;
– Les eaux sulfatées : bonnes pour traiter les affections des reins, de la peau (brûlures, eczémas, cicatrices) ;
– Les eaux sulfurées : bonnes pour les muqueuses et pour les affections respiratoires ;
– Les eaux chlorurées : bonnes pour les processus de croissance ;
– Les eaux oligométalliques : bonnes pour les rhumatismes et les affections neurologiques.

Limites à la consommation : En 2006, face à l’envolée de la consommation de l’eau minérale, l’Académie de médecine a rappelé que « plusieurs eaux minérales ont cependant une composition telle qu’elles ne devraient pas être proposées comme boisson de consommation courante »9. Si l’eau de Volvic n’a que 11,5 mg/L de calcium (0,46 mg/L pour la moins riche en calcium « rosée de la reine » ), la plus riche possède 596 mg/L de calcium « Talians » proposée par Danone 10. Et l’excès de calcium (recommandation journalière de 700 mg à 1 200 mg en fonction de l’âge) peut entrainer une hypercalcémie débouchant sur l’apparition de calculs rénaux ou biliaires. Les résidus secs à 180 °C sont de 18,1 mg/L pour les moins minéralisées à 2 590 mg/L pour les plus minéralisées.

Si on appliquait la réglementation de l’eau potable aux eaux minérales, de nombreuses eaux ne seraient pas conformes et seraient donc qualifiées « non potables ».
Elle n’est pas forcément potable au sens réglementaire (on ne pourrait pas la distribuer au robinet). En effet, elle contient des substances minérales en quantités trop importantes pour pouvoir servir de boisson exclusive. Les eaux minérales font donc l’objet d’autorisations spécifiques, après analyse de leurs effets thérapeutiques.
Certaines eaux minérales ne remplissent pas les critères de potabilité (en 1995, sur 74 eaux minérales analysées par le Réseau national de santé publique, 24 dépassaient des teneurs en arsenic à 10 µg/L soit le critère de potabilité de l’eau du robinet, 4 excédaient 50 µg/L, et 2 plus de 100 µg/L.).

Voir Eau plate et Eau gazeuse.