Marasme d’oréade

Marasme d’oréade : Le marasme des Oréades (Nom botanique : Marasmius oreades), ou faux mousseron, ou cariolette ou pradelet en occitan est un champignon basidiomycète de la famille des Marasmiaceae.
Le genre Marasmius auquel il appartient compte de nombreuses espèces caractérisées par leur aptitude à la dessiccation et leur résistance à la pourriture.
Bien que l’on trouve ce champignon jusqu’en plaine, les Oréades auxquelles il est dédié sont, comme leur nom l’indique, des nymphes des montagnes.
Ce mot « oréade » évoquait chez les anciens grecs les nymphes des montagnes ; cette précision signifie que l’on avait associé dans le passé, à ce champignon des personnages mythiques : nymphes, fées ou même sorcières en raison de sa particularité de pousser en cercles dans de l’herbe beaucoup plus sombre (les ronds de sorcières).
On sait aujourd’hui que les filaments souterrains (le mycélium), qui constituent la partie principale de cette plante, produisent beaucoup de nitrites dont l’accumulation tue l’herbe voisine. Il se forme alors une sorte de piste nue dans le rond de sorcière. Ces nitrites finiront par donner un engrais puissant lorsque le mycélium s’élargira ; l’herbe poussera alors plus drue et plus sombre.
Quant à l’appellation « faux mousseron », elle le distingue des nombreuses autres espèces baptisées « mousseron » selon les régions, dont le tricholome de la Saint-Georges qui pour les puristes serait le mousseron vrai. Lequel d’entre les mousserons est à l’origine de l’anglais mushroom est bien difficile à dire.
Description : Chapeau de 2 à 6 cm, de couleur fauve un peu carné, chamois ou brunâtre, coriace, élastique, campanulé puis étalé, bosselé et restant longtemps mamelonné, sillonné à la marge.
Lames blanc carné, épaisses, espacées et inter-veinées, libres.
Pied 4 à 10 cm, grêle, plus pâle que le chapeau, rigide, élastique.
Chair mince, pâle, difficilement putrescible et partiellement hygrophane.
Odeur caractéristique d’amande amère, d’acide cyanhydrique, qui persiste après dessiccation.
Il pousse du printemps à l’automne, souvent en grand nombre et parfois en ronds de sorcières dans les clairières, prairies, voire pelouses, et au bord des chemins. Dans l’Est du Canada, il pousse de juin à octobre, uniquement sur les pelouses.

Espèces proches et risques de confusion : Les marasmes comptent, comme dit plus haut, de très nombreuses espèces assez semblables, ne différant parfois que par des caractères microscopiques, et qui ne sont pas toutes aussi goûteuses, voire pas toutes comestibles.
Les débutants pourront également confondre, sans grand danger, Marasmius oreades avec certains lactaires, à la couleur plus uniforme et l’habitat plus forestier. D’autres confusions plus grossières avec de petits clitocybes ou inocybes poussant dans l’herbe ont été signalées. La prudence est donc de mise.
Le marasme des Oréades est un excellent champignon comestible, notamment en omelette. Il se prête aussi particulièrement bien à la dessiccation. Le pied coriace est généralement jeté, ou utilisé pour parfumer un bouillon.
Il est agréablement parfumé, assez abondant dans les prés. Le pied, coriace, ne se consomme pas ; le chapeau se fait sécher.
Réhydratés, les marasmes agrémentent omelettes, plats de viande, potages, sauces. Secs et pulvérisés, ils servent de condiment.