Arrachage

Arrachage : n. m. L’arrachage des vieux ceps fait partie du travail du vigneron. Mais depuis deux millénaires le vignoble français a connu des campagnes générales d’arrachage exigées par les autorités :
–  en 92, par l’édit Domitien qui portait sur toute la Gaule ;
–  en 1395, par l’édit ducal de Philippe Le Hardi pour arracher en Bourgogne tout plant de gamay et de melon ;
–  en 1731, par édit royale dans tout le royaume pour assainir le vignoble détruit par le gel du  grand hiver de 1709 ;
–  en 1873-1885, après les ravages du phylloxéra ;
–  en 1905-1907, lors de la mévente des vins du Languedoc ;
–  en 1934, arrachage des cépages interdits (surtout les hybrides) ;
–  à partir de 1960, arrachage de l’aramon dans le Languedoc ;
en 2006-2007,  pour réduire les stocks de vin, une campagne d’arrachage est prônée par l’Europe. L’objectif porte sur 10.000 ha avec le versement d’une prime de 15.000 € par hectare. On estime qu’à court terme le vignoble français va perdre de 16 à 18.000 ha soit un peu moins de 2 % de sa surface.
2008-2009-2010, avec la nouvelle organisation commune de marché, effective au 1er août 2008, un nouveau régime d’aide à l’arrachage des vignes se met en place. La Commission européenne a établi une enveloppe d’un montant fermé de 464 millions d’euros pour la campagne 2008-2009.   Les premiers dossiers arrivés ont été les premiers servis. Selon les hypothèses émises par Viniflhor, les demandes d’arrachage en France pourraient varier, lors de cette seule campagne entre 14 000 ha et 35000 ha (voire plus). Si l’on tient compte de la surface du vignoble français par rapport aux autres Etats-membres producteurs et du montant de l’enveloppe dédiée à l’arrachage, ce sont tout au plus 15 000 ha qui pourraient être primés en France.