Déclassement

Déclassement : n.m.  Le déclassement d’un vin est sa rétrogradation dans la hiérarchie des appellations d’origine contrôlée ( AOC,), c’est-à-dire, passage après dégustation, à une appellation moins précise : un Saint-Estèphe rétrogradé par exemple au rang de Haut-Médoc.
Il ne correspond donc plus aux critères de qualité de cette AOC.
Ou encore perte de toute appellation d’origine pour devenir simplement : vin rouge, vin blanc ou vin rosé. Pour une AOC, toute production dépassant le rendement autorisé (plafond limite de classement inclus) ne peut être déclassé. Le surplus de production doit obligatoirement être distillé.
Le déclassement était pendant longtemps appliqué à des vins produits en « surplus », c’est-à-dire au-delà du rendement autorisé.
Les vins déclassés avaient donc la même qualité que les autres, mais, ne pouvant revendiquer l’appellation, ils se vendaient moins chers. C’était souvent une bonne affaire.
Aujourd’hui, il faut savoir que les vins déclassés n’existent plus.
Si le producteur dépasse le rendement autorisé, toute sa production doit être distillée.
Cela veut dire que le déclassé qu’on propose « sous le manteau » n’est jamais qu’un vin de table ou un vin de jeunes vignes, qui ne pouvait de toute façon pas revendiquer l’appellation d’origine.