Dénominations

Dénominations : Avec le dénominations, les vins français et de ce fait européens sont soumis à un classement défini par différentes appellations ayant pour but d’améliorer la qualité des vins et la protection des consommateurs. L’Europe par le biais de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a remis beaucoup de choses à plat, à commencer par la segmentation légale de l’offre. Il existe maintenant deux segments de vins : les vins sans IG (sans indication géographique) et les vins avec IG. Ces derniers  regroupent ce qui, jusqu’à présent, étaient classés sous  le sigle VQPRD (vin de qualité produit dans une région déterminée), le label réglementaire de la Communauté économique européenne (en France, les AOC et les AO-VDQS).

1/Vins sans IG, nos anciens vins de table : cette dénomination garantissait que les vins étaient produits en France à partir de cépages autorisés. Ils répondaient à des normes de dégustation simples. Aujourd’hui (depuis la récolte 2009), ils ont le droit de porter en plus de leur marque, le nom « vin de France » et peuvent afficher sur l’étiquette, le millésime et le cépage à condition qu’ils contiennent au minimum 85 % du cépage mentionné. En revanche, la mention « primeur » est exclusivement réservée aux vins IG (avec indication géographique).

2/Vins avec IG. Il existe aujourd’hui deux catégories de vins avec indication géographique :

–         Les vins IGP (indication géographique protégée), nos anciens Vins de pays. Cette ancienne appellation apparue en 1973 couvrait jusqu’en 2009  plus de 150 vins de pays. Ils étaient soumis à un certain nombre de règles (localisation, encépagement, rendement, degré d’alcool, acidité, qualité de dégustation.). Les Vins de pays ont été ainsi transformés depuis le 1eraoût 2009 en vins IGP. C’est pour eux un label de qualité qui signifie à la fois une protection européenne et une traçabilité. Leur organisme de tutelle est devenu l’ODG (organisme de défense et de gestion).

–         Les vins AOP (appellation d’origine protégée). Ce sigle couvre à la fois nos AOC et AO-VDQS.

Il existait environ 420 AOC en France avant 2009. Décernées par l’INAO, le label AOC était en principe la meilleure catégorie des vins. Elle garantissait une qualité par la sélection du terroir, des cépages, des méthodes de viticulture et des procédés de vinification et de conservation. Les AOC de fait sont devenus des AOP. Un délai a cependant été accordé jusqu’au 31 décembre 2011 pour la remise des cahiers des charges en vue de la conversion des AOC en AOP. Les professionnels du vin pourraient aussi avoir le choix entre la mention AOC ou AOP sur l’étiquette.

Pour les AO-VDQS, la question est plus complexe. Cette appellation définissait une qualité intermédiaire entre les vins de pays et les AOC. Ils étaient produits dans une région selon une réglementation précise et contrôlée par l’INAO. On considérait un peu cette appellation comme  l’antichambre du statut AOC. Si la plupart ont déposé un dossier de passage en AOC-AOP, certains pourtant ne souhaitent pas s’imposer les contraintes que requiert ce statut. Ils s’orientent vers un passage en IGP (indication géographique protégée) au statut beaucoup plus souple.

Vins avec IG, autres dénominations particulières

–         vin de liqueur : ce sont des vins doux ne répondant pas aux normes des vins doux naturels (VDN). Il peut s’agir également de vins mélangés avec de l’alcool comme le Pineau des Charentes.

–       vin doux naturel (VDN) : cette appellation est réservée aux vins à AOC obtenus par arrêt de la fermentation par addition de 5 à 10 % d’alcool à 96 °. C’est ce qu’on appelle le mutage. Cette opération tue les levures responsables de la transformation des sucres en alcool. En France, il existe une dizaine de VDN comme   Muscat de FrontignanBanyuls, Maury ou Rivesaltes.