Étiquette

Étiquette : n.f.  L’étiquette de vin est un morceau de papier collé sur une bouteille de vin et sur lequel sont imprimées des informations à propos du vin, son contenu et son origine.
Certaines bouteilles portent une étiquette unique où figurent toutes les mentions obligatoires et facultatives. D’autres portent une seconde étiquette fixée de l’autre côté de la bouteille : cette contre-étiquette donne au consommateur des mentions facultatives, le plus souvent des renseignements complémentaires (cépages, type d’élevage en fûts ou en cuve, accords mets et vins possibles, temps de garde et recommandations concernant le service).
Si le vin en bouteille ne peut être goûté, l’étiquette devient une bonne source d’information permettant au consommateur d’effectuer son choix. L’étiquette peut aussi être illustrée de dessins ou de gravures du domaine viticole, de reproduction d’œuvres d’art ou jouer, par exemple, sur la typographie des différentes mentions.
Histoire : Dans l’Égypte antique, les amphores portaient des inscriptions gravées directement ou sur une plaque attachée : une telle inscription « vin noir du Mont Liban » avec la mention d’une date et le nom d’une personne a été trouvée dans le tombeau d’un pharaon égyptien de -3500. D’autres amphores du monde antique avaient des estampilles ou des marques peintes indiquant parfois l’origine ou l’âge des crus transportés.
Les vins ont été commercialisés jusqu’au XVIIe siècle en tonneau estampillé au fer chaud pour identifier l’origine du fabricant ou du négociant (exemple encore actuel : le B de Bandol marqué au fer rouge, le R de Rust). Aujourd’hui encore les tonneliers marquent un des deux fonds du tonneau au fer rouge à leur nom, parfois avec un label (exemple « Qualité CTBA Certifié »).
Le développement de la bouteille de vin proto-industrielle au XVIIIe siècle voit la nécessité d’apposer une étiquette : les premières sont de simples papiers parfois écrits à la main ressemblant à des cartes de visites. L’invention de la lithographie par l’allemand Aloys Senefelder en 1796 rend possible une impression d’étiquettes plus complexe avec des graphismes et des couleurs à des prix raisonnables car réalisées en série. Ces premières étiquettes apparaissent en Allemagne puis en France pour le champagne avant de s’étendre pour toutes les appellations au cours du XIXe siècle5.
Indications
Le système de classification des vins est différent d’un pays à l’autre. Dans certains pays, la classification est faite par région et secteur. Dans d’autres, il est, par exemple, seulement nécessaire d’indiquer l’année de production.
En Europe, les étiquetages sont relativement contraignants car ils doivent être très indicatifs pour le consommateur. Si chaque État membre doit suivre certaines règles, il est cependant libre d’employer son propre système de classification.
Selon ce règlement, les mentions suivantes doivent apparaître sur l’étiquette :
– dénomination, par exemple « vin de pays », « vin de table », « AOC »»
– nom et adresse du producteur, de l’embouteilleur ou du vendeur de vin
– nom du pays d’origine pour tous les vins destinés à l’exportation
– contenu (la quantité sans emballage, par exemple « 75 cl »
– pourcentage du volume d’alcool si supérieur à 1,2 %, l’erreur tolérée étant de 0,5 %
– mention sanitaire de la présence de sulfites (conservateur du vin) depuis 2005 si + de 10 mg/l
– la présence de dérivées du lait et des œufs après le 30 juin 20127
Le producteur de vin peut ajouter des informations supplémentaires. Les plus courantes sont :
– une mention plus précise du type de vin : « brut », « demi sec »…
– l’année de vendange : elle est obligatoire sur l’étiquette des vins « primeur » et « nouveaux »
– le type de cépage, s’il est déterminant pour la compréhension vin ; par exemple chardonnay, merlot, pinot blanc, syrah…
– le nom de ceux qui sont impliqués dans la distribution, par exemple « sélectionné par… », « importé par… ».
– médailles ou autres prix accordés au vin.
– recommandations pour l’usage, comme par exemple « servir frais »
Selon la région ou l’appellation, l’étiquette devra respecter des standards spécifiques.
Collection : Collectionner les étiquettes de vins est appelé « œnographilie » ou « œnosémiophilie ».
Les collections peuvent être purement œnophiles, le classement s’effectuant alors par région, appellation et domaine, ou bien thématiques ; les étiquettes sont alors classées selon qu’elles contiennent des animaux, des bâtiments, des œuvres d’art, des costumes traditionnels, des véhicules, ou être classés par prénoms, etc.