Le vin et les nouvelles technologies

Le testeur de vin électronique : c’est la startup française My Oeno qui a créé en 2017 un scanner à vin, appelé My Oeno Scan.
Il suffit de plonger le testeur dans un verre de vin pour qu’il détecte l’humidité, la couleur, la teneur en tanin et en alcool et d’autres caractéristiques œnologiques qu’il va transmettre à une application d’ordinateur, tablette ou smartphone qui va comparer les résultats obtenus de centaines d’autres vins afin de trouver des similitudes et en donner l’origine ou la famille.
Site de My Oeno.

 Le scannage de l’étiquette d’une bouteille de vin : Il faut télécharger l’application Wine Advisor sur son smartphone puis scanner n’importe qu’elle étiquette sur une bouteille de vin qui donnera les caractéristiques œnologiques du vin de la bouteille et fournira des vins analogues, tout en permettant de commander la bouteille scannée. Le site de cette application s’auto-désigne comme étant le Shazam du vin.
Site internet de Wine advisor

La puce pour déceler la fraude du vin d’une bouteille, la gestion de la cave et le sommelier virtuel : Selon les statistiques de la direction des fraudes en France, en 2017 une bouteille sur cinq de vin sur le marché est frauduleuse. L’objectif est donc de détecter si le vin contenu dans la bouteille est bien celui annoncé sur l’étiquette.
Pour ce faire, il faut placer une puce électronique (RFID) sous la capsule de la bouteille de vin, laquelle puce va transmettre toutes les caractéristiques détectées du vin.
Ce n’est pas une simple application qui aide à choisir un vin pour le marier avec le repas du dimanche ou à connaître les coups de cœur des meilleurs œnologues, ni un simple système de reconnaissance de l’étiquette par scannage du smartphone qui fournit les caractéristiques du breuvage, les évaluations et les prix.
Evoé Wine Technologies, une start-up suisse de Lausanne, développe un système complet de gestion en temps réel des caves à vin et des stocks de bouteilles des hôtels et restaurants. Destiné aux particuliers et aux professionnels, dans une version plus sophistiquée, ce système a été lancé en septembre 2016.
Ce n’est pas une simple application qui vous aide à choisir un vin pour le marier avec le repas du dimanche ou à connaître les coups de cœur des meilleurs œnologues, ni un simple système de reconnaissance de l’étiquette par scannage du smartphone qui fournit les caractéristiques du breuvage, les évaluations et les prix. Evoé Wine Technologies, une start-up lausannoise, développe un système complet de gestion en temps réel des caves à vin et des stocks de bouteilles des hôtels et restaurants. Destiné aux particuliers et aux professionnels, dans une version plus sophistiquée, ce système sera lancé à la fin de l’été.
Fondée en 2013 et présidée par un grand amateur de vin, Jean-Pierre Rosat, entrepreneur spécialisé dans la pharma, la société est installée depuis le début de l’année dans le pôle de l’innovation de l’École hôtelière de Lausanne (EHL) au Chalet-à-Gobet. C’est là que Mathieu Nidegger, un des cofondateurs, qui a fait un parcours dans la finance, s’adonne aux derniers réglages du nouvel équipement, comprenant deux antennes à l’entrée du local, des cellules de détection et un scanner. Le système permet d’identifier et de suivre tous les mouvements des bouteilles sortant de cave. Un restaurateur peut, par exemple, contrôler et gérer à distance tout son stock, mis à jour automatiquement, avec sa plate-forme informatique ou sa tablette. Il optimise ainsi les coûts d’immobilisation financière, qui peuvent représenter des sommes considérables selon la richesse des bouteilles en cave. Chacune d’elles est en effet équipée d’un tag ou puce RFID (radio frequency identification : identification par fréquence radio), qui a la forme d’une petite étiquette ronde. Celle-ci permet de fournir tout une palette de nouvelles applications, notamment grâce à la carte des vins digitalisée sur tablette.
Mais un autre système, plus simple, est également mis au point, qui s’adresse aux particuliers. Celui-ci fonctionne grâce à une borne dotée de la technologie NFC (Near Field Communication), communication à courte distance. L’utilisateur doit simplement passer la bouteille, équipée d’une puce NFC, à proximité de la borne. Un geste qui n’est pas nécessaire avec le système RFID.
La version grand public, qui sera lancée dès septembre, est dès lors moins chère, son prix – encore à déterminer – devant se monter à quelques centaines de francs, alors que l’équipement pro, avec le software, coûtera quelques milliers de francs.
A relever que le système RFID, permettant la traçabilité des objets, est optimisé par des ingénieurs de l’école HEIG-VD, à Yverdon, tout comme l’installation NFC. Evoé Wine Technologies a obtenu au début de l’année un prêt de 500 000 frs., avec intérêts, de la Fondation vaudoise pour l’innovation technologique (FIT), pour l’industrialisation de ces équipements avec leurs puces, et leur commercialisation. Cet appui est attribué à une société qui développe un projet de technologie innovant en collaboration avec une Haute École de Suisse occidentale.
Ce système de gestion des bouteilles de vin illustre le potentiel d’applications des objets connectés. Ici, ils permettent de modéliser sa cave sur iPad en remplacement du carnet de cave. « Nous voulons montrer aux amateurs de vin qu’on peut optimiser la gestion d’une cave sans que cela soit une contrainte », explique Lorena Dumitru, cofondatrice et responsable de communication, qui a obtenu un diplôme de sommelier, comme Mathieu Nidegger. L’utilisateur pourra aussi profiter des compétences d’un spécialiste en vin expérimenté, travaillant pour la société comme « sommelier virtuel ». Ce qui peut intéresser un restaurateur qui n’a pas les moyens d’en compter un dans son personnel.
L’application Evoé est reliée à une vaste banque de données qui fournit, pour 1 million de vins, de nombreuses indications grâce à la reconnaissance visuelle des étiquettes, notamment des informations sur la période de consommation optimale des millésimes avec un signal en cas de dépassement des délais. L’équipe de la start-up, dirigée par un nouvel administrateur arrivé en début d’année, Olivier Beaumont, compte atteindre le seuil de rentabilité grâce à la vente de ses équipements aux professionnels et aux particuliers, la mise à disposition de services spéciaux et la vente de vins en ligne. Celle-ci compte actuellement 4000 références, fournies par des grossistes.
Site internet d’Evoé Wine Technologies.