Vin blanc

Vin blanc

Vin blanc : Le vin blanc est un vin produit par la fermentation alcoolique du moût des raisins à pulpe non colorée et à pellicule blanche ou noire. Il est traité de façon à conserver une couleur jaune transparente au produit final. La grande variété des vins blancs provient de la grande quantité de cépages, des modes de vinification, mais aussi du taux de sucres résiduels.
Issu de la longue histoire de la culture de la vigne par l’homme, l’existence du vin blanc date d’il y a au moins 2 500 ans. Il a accompagné le développement économique et colonisé tous les continents dont les habitants sont buveurs de vin : Europe, Amérique, Océanie, moins systématiquement en Afrique et en Asie pour des raisons climatiques et religieuses.
Le vin blanc est élaboré à partir de raisins blancs (pellicule de couleur verte ou jaune) ou de raisins noirs à chair blanche. Très nombreux dans le monde, ils produisent des vins blancs dans toutes les régions où pousse la vigne. Certains cépages sont très connus comme le chardonnay B, le sauvignon B ou le riesling B, d’autres ont une existence plus discrète, cachés derrière le nom d’un vin résultant de l’assemblage de plusieurs cépages, tels que le tokay, le xérès ou le sauternes. Le vinificateur peut aussi utiliser un cépage à pellicule colorée, à condition de veiller à ne pas colorer le moût lors de la séparation pulpe-jus. Le pinot noir N, par exemple, est couramment utilisé pour produire du champagne.
Parmi les nombreux types de vin blanc, le vin blanc sec est le plus courant ; plus ou moins aromatique et acidulé, il est issu de la fermentation totale du moût. Les vins doux, moelleux ou liquoreux sont des vins élaborés avec des raisins surmûris (passerillage) ou utilisation de la pourriture noble. Pour les vins d’apéritifs, appelés vins doux naturels ou vins de liqueur, la fermentation est interrompue avant ou en début de fermentation afin de conserver la douceur du moût et d’y ajouter la force de l’alcool (10% du volume) : on parle alors de mutage. Les vins effervescents, majoritairement blancs, sont des vins où le dioxyde de carbone (gaz carbonique) de la fermentation, maintenu dissous dans le vin, redevient gazeux à l’ouverture de la bouteille, conférant ainsi à ce vin, cette mousse caractéristique.
Le vin blanc est utilisé comme boisson en apéritif, au cours du repas, en dessert ou comme boisson rafraîchissante entre les repas. Il participe aussi à l’élaboration de plats en cuisine, grâce à son acidité, ses arômes, sa capacité à attendrir les viandes et pour déglacer les sucs de cuisson. Les bienfaits pour l’organisme qui lui sont attribués sont toutefois moindres que ceux attribués au vin rouge car il est plus pauvre en composés phénoliques.

Service du vin blanc : La température de service est un critère permettant de mettre un vin dans les meilleures conditions de dégustation. Le vin doit être rafraîchi, mais ne pas être servi glacé. Entre 8 et 9 °C, la fraîcheur accentue la vivacité des bulles d’un vin effervescent et atténue la sucrosité d’un vin moelleux ou liquoreux. Pour un vin sec aromatique, le service entre 10 et 12 °C stimule la vivacité et donne de la fraîcheur aux arômes. Enfin, les grands vins blancs supportent une température entre 12 et 14 °C, permettant aux arômes et à la structure de se révéler.

Mariages du vin blanc et des mets : L’acidité du vin blanc sec est atténuée par les plats salés ou légèrement sucrés, alors que le vin accentue le côté salé de la nourriture et tempère la lourdeur des mets gras. Le vin doux accompagne bien les plats sucrés et les mets salés atténuent la lourdeur du sucre et stimulent le fruit.
À l’apéritif, le vin sec parfumé ou le vin effervescent s’accorde avec les mises en bouches. Les spécialistes de la dégustation considèrent que le sucre ou l’alcool de certains vins a un effet saturant sur les papilles gustatives ; la vivacité fruitée les éveille au contraire au repas à venir.
À table, les vins très secs, un peu minéraux, sont recommandés avec les huîtres et les fruits de mer : leur acidité révèle la salinité des coquillages. Les vins plus parfumés accompagnent bien les crustacés, les poissons ou viandes blanches pochées. Pour les plats en sauce, l’acidité du vin blanc contrebalance la lourdeur du gras. Si la sauce est bien équilibrée par un ingrédient vif (jus de citron ou moutarde), un vin plus opulent peut être conseillé : moelleux ou vin sec élevé en barrique. Les vins sucrés, moelleux ou liquoreux sont une bonne option pour les plats exotiques aux épices douces (tajine, cuisine à la cannelle, à la vanille…). Les vins blancs liquoreux sont préconisés avec le foie gras. Les vins effervescents peuvent intervenir à tous les niveaux du repas, leur diversité l’autorise. Ce choix permet par ailleurs de garder le même vin du début à la fin du repas.
Les gastronomes préfèrent généralement le vin blanc au vin rouge pour accompagner le fromage, son acidité s’accordant très bien aux matières grasses du laitage. Les vins secs aux arômes minéraux comme le sauvignon ou certains chardonnay révèlent le goût lacté des fromages de chèvre. Les vins aromatiques, tels le gewurztraminer et certains effervescents supportent le goût puissant des fromages à pâte molle à croûte lavée (maroilles, époisses, munster, etc.). Les vins blancs secs neutres (Castille la Manche, trebbiano italien) conviennent bien aux fromages de brebis gras et un peu piquant que sont le manchego ou le pecorino romano. Les fromages à pâte pressée cuite requièrent un vin gras, boisé ; l’accord parfait entre le comté et le vin jaune du Jura souligne ce mariage. Les vins liquoreux sont recommandés avec les fromages à pâte persillée (bleus ou roquefort). Dans ce cas, la moisissure du fromage (Penicillium roqueforti) et celle du vin (pourriture noble) formant un ensemble très harmonieux.
Le vin blanc est aussi un vin de dessert. Tous les choix sont permis, même si les moelleux et liquoreux sont plus à l’aise dans cet exercice. Les vins parfumés (gewurztraminer, muscats), effervescents ou moelleux s’accordent bien avec les desserts aux fruits (salade, tarte). Les liquoreux et les effervescents supportent la richesse des desserts à base de crème fraîche ou de beurre. Les crèmes brûlées ou crème caramel qui allient sucre et crème fraîche, peuvent être consommées avec un vin doux et vif, comme le jurançon ou une vendange tardive. Le chocolat nécessite un vin très puissant ; le choix en vin blanc est assez limité : un vin doux naturel ambré étant le meilleur compromis.
Plus que pour les autres vins, le vin blanc est aussi un vin qui peut être consommé entre les repas. Cette habitude anglo-saxonne et germanique requiert un vin moelleux ou un vin sec et fruité.

Emplois culinaires du vin blanc : Le vin blanc est régulièrement utilisé comme ingrédient et de base de sauce. Son acidité s’équilibre bien avec le gras, lui ôtant un excès de lourdeur. Cette acidité affine aussi la viande ou le poisson ; elle permet de briser les fibres de la chair pour la rendre plus tendre. Le rôle du vin blanc est similaire à celui du jus de citron utilisé dans les mêmes conditions ; autrefois, le verjus a aussi rempli cette mission. Le vinaigre combine l’acidité avec une sensation brûlante qui confère aux recettes où il est employé un côté aigre-doux caractéristique.
Comme moyen d’équilibrer le gras, le vin blanc intervient dans la préparation de sauces, comme pour la sauce ravigote, la sauce béarnaise, la sauce marinière, etc.
Le déglaçage des sucs de cuisson est aussi un rôle que le vin blanc peut remplir parfaitement ; réalisé avec un vin blanc sucré, il donnera une sauce aigre-douce ou sucrée-salée. Dans la fondue au fromage, la vivacité du vin blanc sec s’équilibre avec le gras du fromage. La fraîcheur du vin comme boisson de table s’oppose aussi à la chaleur de la fondue.
Dans les marinades, c’est son pouvoir d’attendrir les fibres protéiques qui est utilisé. Parfois, il permet même de se passer de cuisson, comme dans le carpaccio de thon à l’italienne.
Le vin blanc est aussi utilisé comme mouillant pour une cuisson lente. Dans ce type de plat, il combine l’assouplissement de la viande et l’équilibre du gras de la sauce. Il joue ce rôle dans le cas de la choucroute, du baeckeoffe ou du risotto et dans les fonds de sauce de préparations de viandes blanches comme dans l’osso buco ou la blanquette de veau, la poularde aux morilles et ses variantes, le poulet à la comtoise et le coq au vin jaune, le lapin ou avec la charcuterie comme pour les diots, les tripoux. Il est aussi utilisé pour préparer les plats de poissons et fruits de mer qu’il accompagne à table, comme la pochouse de Bourgogne, le navarin de lotte, la blanquette de limande, les moules au vin blanc ou un pot-au-feu de la mer.
Une règle communément admise par les gastronomes est de servir à table le même vin que celui qui a été utilisé pour confectionner le plat.

Quelques préparations culinaires à base de vin blanc :

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Ah ! Le petit vin blanc est une chanson française écrite en 1943 sous forme de valse musette par Jean Dréjac, composée par Charles Borel-Clerc, et chantée par Lina Margy.
Refrain:
Ah ! le petit vin blanc
Qu’on boit sous les tonnelles,
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent
Et puis de temps en temps,
Un air de vieille romance,
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter,
Dans les bois, dans les près,
Du côté, du côté de Nogent.

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