Fabacées

Fabacées : La famille des Fabacées (ou Fabaceae) est une famille de plantes dicotylédones. La famille est aussi appelée couramment Légumineuses (Leguminosae) ou Papilionacées (Papilionaceae), mais ce ne sont pas de vrais synonymes.
Cette famille regroupe les légumes comme : fève, haricot, lentille, petit pois, pois chiche, soja.
Chaque nom s’applique à une condition particulière. Selon les classifications, la composition de cette famille varie :
• Le nom Fabacées, au sens limité, est adopté en classification classique du botaniste nord-américain A. J. Cronquist en 1981. Ce groupe est nommé Fabaceae (stricto sensu) ou Papilionaceae. Cette famille comprend 12 000 espèces réparties en plus de 400 genres. (En classification phylogénétique, ce groupe des plantes serait la sous-famille Faboideae.)
• Le nom Fabacées, au sens large, est adopté en classification phylogénétique APG II (2003). Ce groupe est nommé Fabaceae (lato sensu) ou Leguminosae. Cette famille comprend 18 000 espèces réparties dans trois sous-familles. (En classification classique, ce groupe des plantes serait l’ordre des Fabales avec trois familles.).
Les trois sous-familles :
– sous-famille Caesalpinioideae avec une fleur pseudo-papilionacée ;
– sous-famille Mimosoideae avec une fleur régulière ;
– sous-famille Faboideae ou Papilionoideae avec une fleur typique en papillon.
Les Fabacées, au sens large, sont des plantes herbacées, des arbustes, des arbres ou des lianes. C’est une famille cosmopolite des zones froides à tropicales.
On observe normalement la présence de nodules fixateurs de l’azote atmosphérique sur les racines chez les Papilionoideae et les Mimosoideae alors qu’ils sont absents chez la plupart des Caesalpinioideae. Ces nodosités sont le résultat d’une symbiose entre des bactéries fixatrices d’azote, les rhizobiums, et ces différentes espèces de légumineuses.
Une particularité métabolique des Fabacées est la présence d’une hémoprotéine fixatrice de dioxygène, la leghémoglobine, très proche de l’hémoglobine. Cette protéine se trouve dans les nodules des racines et permet de fixer l’oxygène pour former un milieu anaérobie favorable à la fixation du N2 par le rhizobium.