Giraumon

Giraumon : Le giraumon est une variété de potiron (famille des Cucurbitacées – Nom botanique : Cucurbita maxima). Cette espèce est surtout cultivée aux Antilles et dans certains pays tropicaux, acclimatée en Europe dont la France. Il en existe plusieurs variétés, à gros fruits (plus de 3 kilos) ou à fruits moins gros (1 kilo environ), ces derniers étant préférables car le giraumon ne se conserve pas une fois entamé.
Sa forme et ses couleurs très particulières lui ont valu le surnom de « potiron turban » ou de « bonnet turc » et « citrouille iroquoise ». Le giraumon est riche en eau et peu énergétique (31 Kcal ou 130 kJ pour 100 g).
Aux Antilles-Guyane le terme giraumon désigne l’espèce Cucurbita moschata (courge musquée).
Étymologie du mot Giraumon : L’orthographe « giraumont » est également admise. Étymologiquement, le terme dérive de jirumum, emprunté à la langue tupi qui désignait une sorte de courge cultivée dans les îles des Antilles par les Indiens Caraïbes. Il est attesté dès l’an 1614 sous la forme giromon.
Description du giraumon : La partie inférieure, hémisphérique, porte une sorte de calotte à trois bosses dont elle est séparée par un liseré liégeux.
Gris ou vert, le giraumon peut aussi être bariolé de rouge, de vert et de blanc, ce qui lui donne un aspect décoratif recherché et indéniable.
Sa chair est ferme, sucrée et farineuse.

Emplois culinaires du giraumon : Sa chair ferme est douce au goût et légèrement musquée. Il se mange cru, comme le concombre, mais surtout cuit, comme le potiron, notamment dans la cuisine antillaise. Vert, il sert à faire une confiture, telle celle de tomate. Les feuilles sont parfois accommodées comme l’oseille.
Il se décline en salade, en purée (chatinis), en compote (migan), en ragoût, en ratatouilles, dans les soupes et potages pour les rendre plus consistants. La chair une fois cuite est très onctueuse mais quelque peu farineuse.
En Haïti, on l’utilise pour faire la fameuse soupe de l’indépendance, soit le 1er janvier, date d’anniversaire de l’indépendance d’Haïti.
En Guyane, il existe un plat traditionnel appelé « Giraumonade », c’est un plat fait à base de purée de Giraumon.
Son écorce évidée est utilisée comme récipient.
Une légende tenace dans certains milieux populaires veut, aux Antilles, que l’application de purée de giraumon sur le sexe masculin lui donnera des dimensions plus importantes. Aussi des jeunes adolescents continuent de s’en appliquer localement.