Hysope

Hysope : L’hysope, hysope officinale ou hyssope est un arbrisseau vivace (famille des Lamiacées, anciennement Labiées –  Nom botanique : Hyssopus officinalis L.), originaire des environnements de type garrigue dans les régions méditerranéennes. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou rouges, sont groupées en épis.
Également appelé « herbe de Joseph », l’hysope a une saveur amère et à odeur forte, un peu âpre. Elle était très utilisée dans l’Antiquité et au Moyen Âge par les Grecs et les Romains et ce, jusqu’au Moyen-âge pour parfumer les soupes et les farces.
Distribution de l’hysope : L’hysope est originaire d’Europe méridionale, d’Afrique du Nord, d’Asie occidentale (Proche-Orient et Caucase), elle a été naturalisée dans toute l’Europe et en Amérique du Nord.
Elle est citée au Moyen Âge dans le capitulaire De Villis, une liste des plantes recommandées à la culture dans les jardins de monastères sous Charlemagne au VIIIème siècle.
Symbolique de l’hysope : L’espèce est citée dans la Bible à l’occasion de la Pâque, juste avant que le peuple d’Israël ne quitte l’Égypte : « Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin ».
L’hysope est également citée au moment de la crucifixion de Jésus. De même, au tout début de la forme extraordinaire du rite romain de la messe de l’Église catholique romaine (hors temps pascal), l’hysope est évoquée comme plante purificatrice dans l’Asperges Me : Asperges me, Domine hyssopo et mundabor (Asperge-moi avec l’hysope, Seigneur, et je serai purifié). Ce vers est directement inspiré du Psaume 51, verset 9.
Toutefois il ne s’agit pas de l’hysope officinale qui ne poussait pas en Galilée à l’époque mais plus probablement de la marjolaine ou de l’origan qui font partie de la même famille.
Dans la culture hébraïque, l’hysope symbolise l’humilité, en opposition au cèdre, image de la majesté : « [Salomon] a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille. » Pour les mêmes raisons, les deux plantes sont associées dans la loi juive sur le lépreux, dans le sacrifice relatif à la guérison du lépreux : « [Le sacrificateur] prendra le bois de cèdre, l’hysope, le cramoisi et l’oiseau vivant ».

Propriétés toxicologiques et médicinales de l’hysope : L’hysope est une plante médicinale. Toutes les parties de la plante sont utilisées pour différentes indications thérapeutiques : antiseptique, stimulante, stomachique et expectorante.
L’huile essentielle d’hysope officinale (Hyssopus officinalis var. officinalis) est neurotoxique et abortive. Pour cette raison, sa commercialisation est réglementée.

Emplois culinaires de l’hysope : L’hysope est une plante potagère en tant que plante condimentaire. Ses feuilles, fraîches ou séchées, sont utilisées, finement hachées, pour aromatiser les crudités et les salades, les farces pour le porc, l’oie ou le canard, mais aussi dans les sauces et les soupes.
Ses fleurs relèvent agréablement le goût des salades et des légumes.
On peut utiliser ses jeunes feuilles en infusion, comme condiment pour la cuisson de divers poissons gras ou pour parfumer les farces, certaines charcuteries et même des salades ou des compotes de fruits, auxquelles elles donnent un goût original.
L’hysope a pu aussi servir d’agent aromatisant lors du brassage de la bière.
Aujourd’hui, l’hysope n’est plus employée que pour la fabrication de certaines liqueurs, du pastis, de l’eau de mélisse, de l’absinthe suisse.et de la Grande Chartreuse (verte et jaune) et Bénédictine principalement.

Quelques préparations à base de l’hysope :