Légumes oubliés

Légumes oubliés : On classe sous les termes de « légumes oubliés » (ou légumes d’antan) des légumes cuisinés autrefois par nos ancêtres (ou les anciens) et qui ne sont pas toujours les topinambours, rutabagas et autres panais ou scorsonères.
Ainsi, des légumes oubliés, à la saveur d’antan ne sont pas disparus mais très peu cultivés et donc cuisiné.
Née dans les années 1970, quand les pionniers de l’agriculture bio se sont aperçus que les fruits e les légumes courants ne pouvaient plus, être cultivés sans pesticides, ils se ont sont mis à exhumer les variétés anciennes en récupérant les graines auprès de collectionneurs du monde entier.
La diversité des espèces et variétés de légumes consommés s’est fortement réduite au cours du XXe siècle avec le développement de nouveaux modes de production et surtout de nouveaux modes de distribution qui ont conduit à ne retenir qu’un nombre restreint de formes standardisées de grande diffusion. Les deux grandes guerres du XXe siècle, et leurs périodes de famine, durant lesquelles seuls les légumes les mieux adaptés étaient mangés en quantité, ont également été quasi-fatales à ceux-ci. Le topinambour ou le rutabaga ont ainsi été longtemps considéré comme des légumes de disette.
L’action de quelques passionnés a permis de remettre au goût du jour des légumes secondaires, connus sous le nom de « légumes oubliés », tels que le crosne du Japon, le panais, le cerfeuil tubéreux. D’autres ont bénéficié d’effets de mode, ainsi certaines espèces de cucurbitacées, le pâtisson, connaissent un certain engouement en Europe depuis le développement de la fête d’Halloween importée d’outre-Atlantique dans les années 1990.
Cependant, la biodiversité agricole est préservée par les réseaux de conservation, et en particulier par les sélectionneurs, qui répertorient, caractérisent, évaluent, maintiennent et régénèrent les ressources génétiques indispensables à la création de nouvelles variétés. La filière semence, en améliorant les plantes et en créant de nouvelles variétés, enrichit la biodiversité. Ces variétés, loin d’être « privatisées », sont mises à la disposition de quiconque souhaite continuer le travail d’amélioration.

Voir Légume.

Quelques légumes oubliés et souvent réhabilités :