Palmier

Palmier : Les palmiers (famille des Arécacées – Nom botanique : Palmae) forment une famille de plantes monocotylédones. Facilement reconnaissables à leur tige non ramifiée, le stipe, surmonté d’un houppier de feuilles pennées ou palmées, les palmiers symbolisent les déserts chauds, les côtes et les paysages tropicaux.
Les produits provenant du palmier sont dits « de palme » : vin de palme, huile de palme, sucre de palme.
Description : C’est une famille de plantes généralement arborescentes connues sous le nom de palmiers, à « bois » atypique n’ayant pas de cambium pour assurer une croissance en largeur typique d’un tronc, parfois à l’aspect de lianes ou d’arbustes. Elle est répandue dans toute la zone intertropicale. Seules deux espèces (Phoenix theophrasti, le dattier de Crète et le palmier nain, Chamaerops humilis) sont spontanées en Europe.
Le palmier n’a pas de tronc mais un stipe, tige remplie de moelle ou de fibres, et n’a pas non plus de branches mais des palmes, qui selon les espèces peuvent avoir la forme d’un éventail (feuilles palmées), d’une plume ( feuilles pennées) ou d’une structure intermédiaire entre ces deux formes ( feuilles costapalmées).
L’inflorescence est déterminée (ou cymeuse, c’est-à-dire avec un axe principal terminé par une fleur), paraissant souvent composée-spiciforme. Les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, généralement sessiles et à périanthe décomposé en 3 sépales, généralement 3 pétales, 3 ou 6 étamines (ou plus), 3 carpelles parfois jusqu’à 10, un ovule dans chaque loge. Le fruit est une drupe, souvent fibreuse ou rarement une baie.
Plante à la fois primitive (ancienne) et très évoluée (complexe), elle peut s’adapter à des conditions climatiques diversifiées (de la forêt équatoriale au désert aride). Sensibles au gel, les palmiers ne dépassent pas la latitude de 50° Nord ou Sud et préfèrent les nombreuses contrées tropicales. Ils sont le plus souvent à leur aise sous un climat méditerranéen.

Histoire évolutive : Les palmiers occupent une place à part dans le monde végétal, parce qu’ils comptent parmi les plus anciennes espèces de plantes depuis 80 millions d’années. La datation des plus anciens fossiles de palmiers les donne du début du Crétacé, il y a environ 120 millions d’années. De nombreux fossiles de palmiers ont été découverts en Europe sur des terrains datant de l’Oligocène (38 millions d’années) au Miocène (6 millions d’années). Ils témoignent d’une ancienne période de climat tropical.

Écologie : Les palmiers, largement répandus dans les régions intertropicales, font partie intégrante de l’écosystème tropical. Un grand nombre d’espèces poussent dans les forêts pluvieuses tropicales, au niveau de la canopée et dans la strate arborescente inférieure. Les palmiers poussent également dans des endroits durablement humides, comme les marais, à proximité des mangroves et sur les rives des fleuves. Ils prospèrent également dans les zones au climat subtropical humide ou méditerranéen, semi-arides et arides de plaines. Dans la cordillère des Andes on les rencontre encore à 4 000 mètres d’altitude. On les trouve aussi dans les oasis, notamment au Sahara.

Économie : Les palmiers sont des plantes parmi les plus utiles dans l’économie agricole des pays des zones tropicales où ils ne sont dépassés en importance que par les graminées.
Toutes les parties de la plante sont employées de manière très variée. Les fruits, noix de coco ou dattes, font partie depuis des millénaires des aliments de base des populations vivant sous les tropiques. Avec le « bois » des stipes, on fabrique des planchers et des murs, et avec les feuilles on réalise la couverture des maisons.

Utilisations et emplois culinaires des palmiers :  dattes, noix de coco, sucre de palmier, vin de palme, huile de coprahsagou (fécule), chou palmiste (cœur de palmier).  .