Pissenlit

Pissenlit : « Pissenlit » (ou « dent-de-lion ») est un nom vernaculaire (*) ambigu en français.
(*) Vernaculaire : du pays, propre au pays et plus spécialement pour une langue vernaculaire (opposé à véhiculaire).

On appelle « pissenlit » diverses plantes à tige généralement creuse et dont l’inflorescence est un capitule plat et jaune. Ce capitule est généralement à fleurons ligulés. C’est la couleur jaune du capitule et sa forme plate qui déterminent généralement l’emploi du nom « pissenlit » pour désigner telle ou telle espèce.
Les pissenlits « véritables » sont des espèces du genre Taraxacum. Des espèces d’autres genres de la famille des Asteracées peuvent prendre néanmoins ce nom vernaculaire. Les espèces du genre Taraxacum sont des plantes dicotylédones anémochores.
C’est le genre des pissenlits véritables, même s’il existe dans ce cas des « pissenlits blancs » (comme Taraxacum albidum).
Les akènes à aigrettes que produisent souvent les espèces de ce genre sont très connus. Il est traditionnel de souffler dessus pour les voir s’envoler.
Ce sont des plantes vivaces, de plein soleil ou mi-ombre, à racine charnue pénétrant profondément dans le sol (plus de 50 centimètres), ce qui leur permet de résister au gel intense des régions froides (Russie, Canada). Dans ces régions, la partie aérienne meurt à la fin de l’automne, mais repousse dès la fonte des neiges, et la floraison survient une vingtaine de jours après la repousse ; une autre floraison de moindre importance se produit parfois en fin d’été.
Étymologie, autres noms, expression du pissenlit : Le nom « pissenlit » est attesté dès le XVe siècle ; il provient des propriétés diurétiques de la plante, c’est-à-dire de certaines des espèces du genre Taraxacum, notamment de la section Ruderalia.
Le pissenlit commun est aussi connu sous le nom de dent-de-lion, lié à la forme recourbée de ses feuilles. Cette expression est à l’origine du terme anglais dandelion. Cette image se retrouve également en italien (dente di leone), en catalan (dent de lleó), en espagnol (diente de león), en portugais (dente-de-leão), en gallois (dant y llew), en allemand (Löwenzahn), en espéranto (leontodo), en danois (løvetand), en roumain (dintele leului), en cornique, (dans-lew), en norvégien (løvetann), en néerlandais (leeuwentand).
Il existe d’autres appellations régionales, notamment en Franche-Comté : des cramaillots.
Il est courant de faire un vœu lorsque l’on souffle sur les pistils de ce petit génie. Le rituel est similaire à celui de la lampe à huile, de l’étoile filante ou du bouton d’or.
L’image représentant une femme soufflant sur les aigrettes de pissenlits est la marque du dictionnaire Larousse, symbole de « la connaissance semée à tout vent ».

Voir Cramaillote.
Voir aussi Pissenlit sous Argot de bouche.

Emplois culinaires du pissenlit : Les racines se mangent crues ou bouillies. On en prépare un café de pissenlit après torréfaction. Elles se récoltent pendant le repos végétatif de la plante.
Les jeunes pousses se consomment en salades. Les meilleures poussent sur les sols sablonneux.
Le pissenlit se consomme généralement cru, en salade, mais on peut l’apprêter cuit, comme l’épinard. Sur le marché, on distingue le pissenlit sauvage (février-mars), aux petites feuilles fraîches et légèrement amères (cueillies avant la floraison, car elles ont davantage de goût), et le pissenlit amélioré (d’octobre à mars), à feuilles plus longues, tendres, mais de saveur parfois peu marquée ; en janvier, on trouve par ailleurs le pissenlit étiolé, à feuilles presque blanches, délicates et acidulées.
Le pissenlit en salade s’accompagne traditionnellement de lardons et de croûtons à l’ail (comme dans la « salade du groin d’âne », typique de Lyon), d’œufs poché ou durs ou de cerneaux de noix, parfois des dés de fromage, comme du fromage comté … en Franche-Comté.
Les boutons de pissenlit, très tendres, se dégustent en salade ; ils s’apprêtent aussi en saumure ou au vinaigre comme les câpres ou les câprons.
Les capitules servent à préparer un sirop. On n’utilise que les parties jaunes sans les bractées ni les tiges. On en tire également le « vin de pissenlit ».

Quelques préparations culinaires du pissenlit :