Quetsche

Quetsche : La quetsche (mot alsacien, de l’allemand Zwetsche signifiant prune) est une grosse prune ou prune de Damas, fruit de l’une des variétés du prunier de Damas (famille des Rosacées – Nom botanique : Prunus domestica subsp. insititia). La quetsche est oblongue à peau violette et à chair jaune et mûrit dès mi-août, et qui est disponible sur les marchés jusqu’en octobre. C’est un fruit ovale, rouge pâle, violet (certaines variantes jaunes), à la chair savoureuse, légèrement acidulé.
La quetsche est particulièrement répandue en Lorraine, Alsace, Allemagne, Autriche, au Luxembourg et en Suisse. Elle est également cultivée au Canada, dans la province de l’Ontario et est commercialisée sous le nom de « prune bleue » partout au Canada.
Sous sa robe violette, elle cache une chair sucrée, acidulée, d’un jaune d’or légèrement foncé.
Elle était l’un des constituants du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.
Il existe de nombreuses variantes de quetsche, une variante peu connue est la « quetsche blanche » qui est produite en Lorraine.
Ce fruit à la même forme et consistance que la quetsche traditionnelle mais est de couleur jaune clair avec un goût plus sucré et moins acidulé que la quetsche traditionnelle. Il existe en Angleterre, en particulier dans le Shropshire, une variété de quetsche (damson), plus petite que celle connue en France et à base de laquelle est préparée de la confiture.

Emplois de la quetsche : La quetsche se mange en fruit de table, en confiture, en tarte ou en sorbet.
En Alsace ou en Moselle et dans la région de Bâle, la « quetsch » est l’eau-de-vie (ou Quiterie), obtenue par distillation de quetsches fermentées. Elle se déguste soit fraîche, soit à la température de la tasse à café. Cette eau-de-vie réputée, fruitée et moelleuse. Il en faut environ 25 kg de quetsches pour obtenir 1 litre d’eau-de-vie pure.
En Suisse romande et en Franche-Comté voisine, on l’appelle pruneau (différent du pruneau français).
La tarte aux pruneaux est un dessert traditionnel genevois pour fêter un événement historique qui est le Jeûne genevois correspondant à un mois de la date anniversaire du massacre de la saint Barthélémy, le temps que l’information arrive de Paris à Genève.

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Voir aussi Quetsche sous Argot de bouche