Taro

Taro : Le taro (ou tarot) est le nom générique d’origine polynésienne (où on l’appelle « colocase ») qui regroupe plusieurs espèces de plantes (famille des Aracées – Nom botanique : Colocasia esculenta), cultivées sous les tropiques pour leur rhizome tubéreux formant un corme écailleux Le taro d’origine asiatique, appelé chou-chine ou dachine à la Martinique, madère en Guadeloupe, mazoumbel en Haïti ou songe à La Réunion, peut atteindre 40 cm de long.
Sa chair est blanche ou jaunâtre, plus ou moins mouchetée de rouge ou de violet. Celui d’origine amazonienne est appelé chou caraïbe en Martinique ou malonga en Guadeloupe et Haïti. Le taro se cuit à l’eau après épluchage. En Chine, on l’émince en lanières en forme de nids d’hirondelle ; au Japon, il intervient dans les potées.
Aux Antilles, la pulpe râpée crue sert à préparer les acras. Réduit en purée, il est utilisé pour les gâteaux. Les tiges et feuilles entrent dans la composition de soupes ou de carry. Les jeunes feuilles encore enroulées sont consommées sous forme d’épinard (brèdes).
L’espèce la plus connue sous le nom de taro et la plus couramment cultivée est Colocasia esculenta, mais d’autres espèces cultivées peuvent répondre au nom vernaculaire de taro (ou au moins lui être assimilées dans les statistiques de production agricole).
Le taro est aussi apprécié pour son rhizome féculent en Afrique occidentale, en Chine, en Polynésie, dans les îles de l’océan Indien et dans les Antilles.
La récolte mondiale avoisine 9,2 millions de tonnes (source FAO 2013), les principaux producteurs étant le Nigeria, le Ghana, la Chine et la Côte d’Ivoire. À Madagascar, les champs de taro sont reconnaissables de loin, grâce aux trous circulaires faits autour de chaque pied de taro pour favoriser le développement du tubercule.