Vanille bourbon

Vanille bourbon : La première pollinisation artificielle du vanillier est réalisée en 1836 au jardin botanique de Liège par le naturaliste belge Charles Morren, puis en 1837 par l’horticulteur français Joseph Henri François Neumann.
Ce n’est cependant qu’en 1841 qu’un jeune esclave de l’île Bourbon (aujourd’hui La Réunion) de douze ans, Edmond Albius, crée le procédé pratique encore utilisé de nos jours. Cette méthode de pollinisation, dont Jean-Michel-Claude Richard tente de s’approprier la paternité, fait de l’île Bourbon le premier centre vanillier de la planète quelques décennies seulement après l’introduction de l’orchidée sur place en 1819. À l’abolition de l’esclavage en 1848, on donne au jeune Edmond le patronyme d’Albius, en référence à la couleur « blanche » (alba) de la fleur de la vanille.
La vanille a aussi été longtemps cultivée à la Guadeloupe et à la Martinique ; mais avec le recentrage de l’agriculture sur la canne à sucre et la banane, elle a pratiquement disparu — comme de nombreuses autres espèces autrefois florissantes — pour être remplacée par des importations…
L’essor malgache : Ce sont les planteurs réunionnais qui introduisent vers 1880 à Madagascar la culture de la vanille. Les premières plantations sont faites sur l’île de Nosy Bé. De là, elles prennent ensuite pied dans les régions orientales de la grande île, celles d’Antalaha et de Sambava au climat humide favorable. L’engouement est rapide et la production malgache dépasse les 1 000 tonnes en 1929, soit plus de dix fois celle de La Réunion. Mais le marché manquant de régulation, la vanille connaît cycliquement des crises de surproduction.
Malgré la concurrence d’autres pays tropicaux comme l’Indonésie et l’émergence de nouvelles dynamiques de conquête du marché comme dans l’État du Kerala en Inde, Madagascar conserve toujours aujourd’hui largement son rang de premier exportateur mondial. Madagascar produit 60 % de la vanille dans le monde.
La vanille Bourbon ou vanille de Bourbon bénéficie d’un label créé en 1964 pour différencier les productions de vanille (Vanilla planifolia) de l’océan Indien (en particulier celles de la Réunion) par rapport aux productions mexicaines ou tahitiennes.
Ce label s’applique aujourd’hui à la vanille provenant de la Réunion, de Madagascar, des Comores ou de Maurice. Mais il demeure de faible intérêt juridique et commercial, d’autant que les anglophones appellent généralement Bourbon Vanilla toute production de Vanilla planifolia.
Voir Vanille.

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