Bouffette de Mens (pâtisserie)

Bouffette de Mens (pâtisserie) : La bouffette de Mens (commune située dans le département de l’Isère en région Rhône-Alpes) est composée de deux petites génoises, de la crème (dont la composition est jalousement protégée).
Les copies n’ont pas survécu, l’original se vend comme des petits-pains et le secret de la composition de la crème alimente les conversations depuis des générations. Car secret il y a et aussi la marque déposée aussi depuis 1926.
Les époux Baup, la pâtisserie Carton, la famille Berger puis Bernard puis Perrier… Les spécialistes du patrimoine relèvent l’apparition de la bouffette en 1889, sur le menu d’un banquet d’anciens combattants. Ils relaient aussi une légende : « Une mendiante, reçue avec la plus grande charité par les époux Baup, leur aurait offert la recette de ce gâteau en remerciement »
« Beaucoup de sucre », « Avec du beurre », lâche une Mensoise.  » Du fondant, comme dans les papillotes. D’ailleurs, parfois, on trouve des morceaux mal fondus », assure sa voisine. « Un appareil saturé de sucre glace », diagnostique une fine cuisinière.
En vérité, ce secret est devenu un quiz à l’échelle d’un beau pays des Alpes, une sorte de jeu pour l’heure du café parce que c’est tout de même avec le café que cette pâtisserie atteint son sommet même si d’aucuns soutiennent que rien ne la remplace lorsqu’il s’agit de relever l’immémorial défi : se hisser au faîte des montagnes. Forcément, le sucre est calorique …
Ces dizaines, centaines, milliers de petits gâteaux sont cuits au cœur du village, à l’enseigne « La bouffette » et uniquement là, sous les toits de tuiles écailles où les engrangeoux (*) qui laissaient entrer les récoltes font aujourd’hui le charme de maisons rénovées.
(*) Engrangeoux  : maison-grange traditionnelle de l’Isère à tout très bas.

Comme à l’exercice du nom : « Bouffette tout simplement parce que bouffer« . L’élégance est discutable. Cette étymologie n’a jamais été sérieusement établie nuancent les experts. Quelle importance ?
« Nous en envoyons partout en France et en Europe mais aussi aux États-Unis. Nous en avons envoyé en Alaska » récapitule une fabricante. Les bouffettes se conservent bien. Trois jours sans réfrigérateur en les privant d’air », ajoute l’experte en sortant le petit sac plastique enveloppant chacune d’elle à chaque envoi.
Il a remplacé celui de cellophane utilisé par la génération précédente. Sans compter que ce gâteau se congèle sans dégénérer.