Brioche de Nanterre

Brioche de Nanterre : La brioche de Nanterre est de forme rectangulaire, sans tête et surmontée de pelotes. Le pâton est divisé en huit parts égales, alignées en deux rangs, serrées au fond du moule beurré. Ces boules, dorées à l’œuf, se souderont en levant et durant la cuisson au four.
Selon Robert Cornaille, président de la société d’histoire de Nanterre, « la brioche pourrait tirer son origine dès l’an 45. L’archidiacre d’Auxerre apporta des eulogies —des petits pains bénits — à Geneviève. Fut alors prise la coutume de distribuer aux chanoines de l’abbaye de Sainte-Geneviève à Nanterre des petits gâteaux avec l’empreinte de l’image de la sainte ». Dans les Rêveries d’un promeneur solitaire (1776-1778), l’écrivain et philosophe suisse Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) cite le marchand de gâteaux de Nanterre, en passant dans le village de Clignancourt. Florissant sous l’Ancien Régime, le commerce des « marchandes de petits gâteaux de Nanterre » le reste jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Pains, madeleines et brioches déclinent ensuite progressivement dans les décennies qui suivent, jusqu’à presque disparaître après la Première Guerre mondiale.