Coq (volaille)

Coq (volaille) : Le coq est le représentant mâle adulte, principalement de plusieurs espèces presque exclusivement de galliformes, en particulier le coq domestique. Sa femelle est la poule. Certaines espèces portent ce qualificatif dans leur nom vernaculaire comme le Coq de bruyère, Coq de Java, Coq de Lafayette, Coq de Sonnerat. Le Coq-de-roche péruvien est le nom donné à un passereau sud-américain. Chez ces espèces, le dimorphisme sexuel est assez marqué.
Il est important de rappeler que le coq domestique (ainsi que le paon) ont été introduits en Europe par l’Asie Mineure autour des VIIe – VIe siècles av. J.-C.
Le premier devient un animal domestique commun et élevé pour la consommation par les humains à partir du Ve siècle av. J.-C.
L’onomatopée, Cocorico, imitant le cri du coq domestique serait à l’origine du terme.
« Cocorico ! » est utilisé par certains Français pour manifester leur chauvinisme, probablement parce que ce cri est interprété comme une manifestation d’orgueil de la part du coq, mais surtout parce que le coq gaulois est devenu un emblème du pays.
Le choix du coq comme emblème de la France fait référence à la Gaule en jouant sur le jeu de mots latins « gallus » (coq) et « Gallus » (Gaulois).

Avant l’invention de l’horloge mécanique et de la montre, le cri du coq a longtemps servi pour donner l’heure (heure solaire), dans toute l’Eurasie et parfois de manière quasi-légale. Ainsi l’une des lois sultaniennes de l’empire ottoman (le kânûn) édictée par Mehmed II (le conquérant de Constantinople), décrétait qu’à propos des moulins dont les roues tournent dans ses états : « Les meuniers seront surveillés. Il est interdit d’élever des poules dans un moulin afin que la farine et le blé des particuliers ne subissent de dommages. On gardera tout au plus un coq pour connaître l’heure ».

Citation : « Deux coqs vivaient en paix, une poule survint.  Et voilà la guerre allumée » (Jean de la Fontaine dans la fable Les deux coqs).
Voir Poule et Volaille.
Voir Crête.
Voir aussi Coq et Coq-à-l’âne dans Argot de bouche.

Emplois culinaires du coq : Dans l’élevage fermier, on gardait les coqs bons reproducteurs tant qu’ils assuraient leur rôle. Ils étaient donc âgés lorsqu’on les abattait et devaient subir une bonne marinade et une longue cuisson, du genre daube.
Aujourd’hui, ces plats sont très souvent préparés avec du poulet ou de la poule.
Les crêtes, la caroncule et les rognons constituent une garniture qui était très fréquente dans la cuisine ancienne, notamment dans les vol-au-vent, comme les bouchées à la reine.