Érable (sirop)

Érable (sirop) : Le sirop d’érable est une solution sucrée naturellement, produite à partir de l’eau d’érable qui est recueillie au début du printemps et est ensuite concentrée par ébullition. L’eau d’érable est distincte de la sève d’érable qui arrive en fin de printemps et qui produit un sirop d’un goût amer moins agréable. L’ébullition de l’eau d’érable contenant de la sève d’érable produit un sirop beaucoup plus foncé qui conduit rapidement à l’oxydation permanente des bassins d’ébullition qui doivent à ce moment être remplacés et c’est pour cette raison que la montée de la sève dans l’eau d’érable est le signe de la fin de la saison des sucres. La récolte de l’eau d’érable est aussi nommée l’acériculture.
Le sirop d’érable est produit dans les forêts du nord-est de l’Amérique du Nord dont les trois quarts de la production mondiale est au Québec (95 % de la production canadienne), et se vend aujourd’hui partout dans le monde, en particulier au Japon.
La méthode de production du sirop d’érable était déjà connue et maîtrisée par les populations autochtones du Canada lors de l’arrivée des Européens. On s’en servait en particulier comme aliment tonique, au printemps. De nombreuses légendes amérindiennes mettent en scène le sirop d’érable.
Aujourd’hui, la consommation de sirop d’érable est généralisée au Québec et en Ontario où le sirop est parfois consommé au quotidien, se vendant à un prix relativement peu élevé. Le sirop d’érable est aussi populaire dans des pays comme le Japon ou l’Allemagne en tant que produit exotique rare. Au Canada et aux États-Unis, le sirop peut être remplacé par le « sirop de table », de prix moins élevé, contenant du sirop de maïs et des arômes artificiels. Au Québec, on appelle péjorativement « sirop de poteau » le sirop de maïs ou tout autre type de sirop sucré considéré comme étant inférieur au sirop d’érable.
Fabrication du sirop d’érable : Parmi les nombreuses espèces d’érables, trois sont principalement utilisées pour la production de sirop d’érable : l’érable noir (Acer nigrum) et l’érable à sucre (Acer saccharum) mais aussi l’érable rouge (Acer rubrum) dans une moindre proportion. Le sirop d’érable est majoritairement produit au Canada — 78 % de la récolte mondiale — particulièrement au Québec (74 % de la production mondiale, 95% de la production canadienne), avec une plus faible production en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Il est aussi produit dans certains états des États-Unis d’Amérique, notamment au Vermont, dans l’état de New York, au Massachusetts, au New Hampshire, au Connecticut, au Maine, et en Pennsylvanie. Le climat caractéristique de ces régions à la fin de l’hiver est un facteur déterminant de la production de sirop d’érable.
La plus grosse érablière au monde, l’Érablière Nord-Ouest, se situe à Saint-Quentin au Nouveau-Brunswick et compte au total 178 000 entaille.
Les acériculteurs collectent l’eau d’érable essentiellement à la fin de l’hiver ou au début du printemps, suivant les régions, lorsque les nuits de gel sont suivies par des jours de dégel (température diurne positive, journée idéalement ensoleillée, et température nocturne négative) — on appelle cette période la « saison des sucres » ou le « temps des sucres » au Québec. Une entaille (dans la version traditionnelle) permet de récupérer l’eau d’érable, liquide qui contient environ 2 % à 3 % de sucre. Ce sucre (essentiellement du saccharose)8 provient de la transformation printanière de l’amidon stocké dans les racines de l’arbre, sous l’action d’une enzyme (amylase), dès que la température des racines atteint au moins 1 °C. Au printemps, il monte sous l’écorce, à travers le xylème, dans la totalité de l’arbre afin de fournir l’énergie suffisante pour relancer son métabolisme.
L’eau d’érable (ou sève brute) est différente de la sève élaborée. Celle-ci, nettement plus chargée en minéraux et molécules organiques complexes, ne remonte par les racines que lorsque le métabolisme de l’arbre est relancé. L’arrivée de la sève et de son goût amer marque la fin de la récolte d’eau d’érable.
On ne récolte jamais l’eau d’un érable dont le tronc fait moins de 20 cm de diamètre. La règle générale est donc d’attendre jusqu’à 45 ans après la plantation d’un érable avant de commencer à récolter son eau. Cependant, un érable à sucre peut vivre jusqu’à 300 ans, voire davantage. Il peut donc donner de l’eau à chaque printemps pendant un grand nombre d’années.
C’est uniquement après l’évaporation que l’eau devient plus consistante et donne naissance au sirop d’érable. Il faut entre 35 et 40 litres d’eau d’érable pour obtenir un litre de sirop.
Il est important d’atteindre le juste niveau d’évaporation car, si le sirop est trop dense, il cristallisera ; par contre, s’il est trop liquide, il risque de fermenter. La température idéale à donner au sirop d’érable est de 3,5 °C de plus que la température d’ébullition de l’eau, par exemple, à 101,3 kPa, l’eau bouillant à 100 °C, le sirop sera prêt lorsqu’il atteindra 103,5 °C. Il faut adapter ces valeurs à celle de la pression atmosphérique du lieu (altitude) et du moment. On peut aussi mesurer la densité du produit fini à l’aide d’un hydromètre ou son indice de réfraction à l’aide d’un réfractomètre. La densité doit correspondre à 66 degrés Brix au minimum. Dans la pratique industrielle, la technique de l’osmose inverse permet une première étape de concentration pour une dépense énergétique moindre.

Le sirop d’érable est ensuite classé par teinte : d’extra clair à foncé. Plus le sirop est clair, meilleure est la classe, mais moins le goût est prononcé. Le sirop le plus fin est produit en mi-saison. Pendant longtemps, la préférence est allée vers un sirop d’érable qui soit le plus clair possible. Jusqu’au XVIIIe siècle, le sirop d’érable était principalement consommé directement par les producteurs ou par leurs proches. À l’époque, il était pour ces personnes plus difficile et plus cher d’obtenir du sucre de canne que du sirop d’érable. On cherchait à obtenir un sucre d’érable qui se rapproche le plus possible du sucre de canne. Aujourd’hui, certains reviennent à des sirops plus colorés car ils ont un goût plus prononcé.
Les différentes qualités de sirop et d’eau d’érable influent sur le processus, généralement réalisé à la cabane à sucre.
Classification du sirop d’érable : Les acériculteurs classent le sirop d’érable en quatre catégories :
– Doré, goût délicat
– Ambré, goût riche
– Foncé, goût robuste
– Très foncé, goût prononcé

Composition du sirop d’érable : Le sirop d’érable contient principalement des glucides, 68 % de sucrose (ou saccharose), 0,4 % de glucose et 0,3 % de fructose et de l’eau (31 %). Il est aussi riche en sels minéraux tels que le potassium (1 300-3 900 ppm), le calcium (400-2 800 ppm), le magnésium (12-360 ppm), le manganèse (2-220) et le phosphore (79-183 ppm). Il contient aussi des acides organiques tels que l’acide malique (de 0,1 à 0,7 %), et en moindre quantité les acides citrique, succinique et fumarique (moins de 0,06 ppm). Le pH du sirop d’érable varie entre 5,6 et 7,911.
L’apport énergétique d’une cuillère à table (15 ml) de sirop d’érable est de 50 kilocalories

Produits dérivés du sirop d’érable : Plus on réduit par évaporation le sirop, plus on obtient un produit consistant.
La tire d’érable est constituée de sirop, chauffé jusqu’à avoir une consistance beaucoup plus ferme. Traditionnellement, on la dépose chaude sur de la neige, qui la fait refroidir, pour la déguster molle enroulée autour d’un bâton. Une fois refroidie, beaucoup plus dense, elle se vend aussi en pot et se mange à la cuillère.
Le beurre d’érable, sorte de fondant qui peut être utilisé comme pâte à tartiner. Le beurre d’érable ne contient pas de matière grasse, que du sucre.
Le sucre mou, moulé en pains, coulé en cornets ou en bonbons.
Le sucre dur (appelé sucre d’érable), aussi moulé en pains ou en bonbons.

Emplois culinaires du sirop d’érable : La principale utilisation du sirop d’érable consiste à en verser sur des crêpes, des gaufres, du pain doré.
Il peut être utilisé à la place des fruits dans le yogourt nature pour en rehausser le goût. Il est aussi souvent ajouté aux céréales pour la même raison.
On le mélange à la crème glacée, au parfum de vanille ou nature, sous forme de sirop ou encore de brisures de pain de sucre d’érable, sa forme cristallisée, pour une texture plus croustillante.
Des vins apéritifs, mousseux ou plats sont fabriqués par fermentation du sirop d’érable pur ou macéré avec d’autres herbes, plantes ou jus de fruits. Une distillation subséquente permet d’obtenir des liqueurs apéritives ou digestives, à des degrés divers de concentration éthylique. Des cuisines plus tendance, des pâtisseries également, usent judicieusement des divers alcools d’érable en finition ou en composition d’un mets, pour cuire, déglacer, flamber.
On l’utilise dans plusieurs recettes, dont celle des « fèves au lard » qui consiste à les faire longuement cuire au four à feu doux dans la graisse de porc avec bouquet garni et à les servir toujours chaudes nappées de sirop dans un mélange sucré-salé. Ce plat québécois a traditionnellement utilisé la gourgane pour sa taille et sa richesse nutritive, mais toute autre fève cultivée localement remplissait bien cet office.
On badigeonne de sirop d’érable certaines viandes, dont le porc, le jambon ou les côtes levées avant de les cuire. Sa saveur particulière, son goût sucré et ses arômes naturels pénètrent la viande et il caramélise la surface des morceaux de viande rôtis à laquelle il donne un glaçage brillant.

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