Imam Bayildi

Imam Bayildi :  L’imam bayıldı ou Imal bayildi (en turc : « l’imam s’est évanoui ») est un mets originaire de Turquie et populaire également dans les pays voisins (Grèce, Albanie, Bulgarie…), ainsi que dans le monde arabe.
Il est populaire chez les Arméniens originaires d’Arménie occidentale (rescapés du génocide) sous le nom d’Imal Bayildi qui l’ont diffusé notamment en Provence. Qui serait alors Imal (remarquable) Bayildi (soit « aubergine » en patois des régions occidentales arméniennes). Ceci expliquerait que le condiment principal du plat est l’aubergine et aussi l’origine que ce plat d’Arménie Ottomane du fait de son infusion culturelle : de l’aubergine ramenée par les voyageurs arméniens si bien connu du philosophe Kant et sa diffusion dans les régions ayant accueillis les rescapés du génocide.
L’imam Bayildi est composé d’aubergines braisées ou frites et farcies avec des oignons, de l’ail, des tomates, des poivrons verts, épices… cuites dans de l’huile d’olive et divers ingrédients (notamment des raisins secs), des épices et des aromates, mais pas de viande.
Le plat peut être servi avec du riz ou d’autres plats d’accompagnement ou tout simplement avec du pain traditionnel arménien.
En cuisine classique, la garniture « à l’imam Bayildi », comprenant des lames d’aubergine frites, des demi-tomates sautées et du riz pilaf, accompagne les tournedos ou les noisettes d’agneau.
Légende au sujet de l’imam Bayild : Selon la tradition, le nom du mets viendrait de l’histoire d’un imam qui se serait pâmé d’aise quand on lui aurait présenté ce plat réputé exquis entre tous.

L’imam bayıldı dans la culture : L’imam bayıldı est évoqué dans le second tome de la bande dessinée De cape et de crocs, Pavillon noir. Le janissaire Kader y prépare ce plat dans la cambuse du navire pirate.
Imam Baildi est aussi le nom d’un groupe de musique grec qui remixe des chansons de Grèce et des Balkans des années 1950 sur des rythmes modernes.
On peut également découvrir ce plat dans un film d’Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo et Omar Sharriff intitulé « Le Casse ».