Jambalaya

Jambalaya : Le Jambalaya (ou Jumbalaya), est une spécialité culinaire à base de riz épicé, emblématique de la Louisiane mais que l’on retrouve aussi en Provence.
Dans sa version nord-américaine, il recouvre une multitude de recettes de viandes à base de riz, toutes très épicées, telles que le « riz créole Jumbalaya » avec du jambon et des saucisses, des gambas ou des huîtres, poivrons, tomates ou le « Me-o-My-O Jumbalaya » avec du bœuf.
En Provence, le jambalaia se prépare avec de la volaille et du riz au safran. La recette est notamment décrite par René Jouveau dans son ouvrage sur la cuisine provençale ainsi que par Frédéric Mistral dans Lou Tresor dóu Felibrige.
Étymologie : L’occitan « jambalaia » désigne, selon Frédéric Mistral, un ragoût de riz avec une volaille et, au figuré, un méli-mélo. À noter que la première occurrence écrite connue de ce mot se trouve dans un poème en provençal de 1837 écrit par Fortuné Chailland, Leis amours de Vanus vo Lou paysan oou théâtré. C’est cette étymologie qui est retenue par certains dictionnaires anglophones, notamment l’Oxford English Dictionary.
Certaines étymologies populaires existent. Ce pourrait être un mot d’origine séminole repris par les Acadiens et signifiant « fête ». Il pourrait aussi venir du créole des esclaves de Louisiane « jambon à la ya », où « ya » signifie riz, comme en Afrique de l’Ouest, où pourrait venir de l’influence de la langue créole en Louisiane, soit en français « Jambon à l’Aya », Aya est un prénom féminin de la langue Akan parlée au Ghana et en Côte d’Ivoire.
D’après certains historiens, le plat est apparenté à la paella espagnole.Culture : Dans la culture des États-Unis, ce plat est la signature de l’État de Louisiane. D’après Rita et Richard Collins, la ville de Gonzales, dans la paroisse de l’Ascension, en est capitale mondiale. Le plat est si connu et aimé qu’en 1952, le chanteur Hank Williams a utilisé une mélodie cajun pour écrire en vieux français une ode à ce plat et aux gens qui en mangent : Jambalaya (On the Bayou).