Nutella

Nutella : La pâte à tartiner Nutella est une marque déposée (en 1966) par la société Ferrero qui donne son nom à une pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes créée dans les années 1940 dans le Piémont (Nord de l’Italie) par Pietro Ferrero. Son fils Michele Ferrero hérite en 1946 d’un empire de chocolat est mort 14 février 2015 à l’âge de 89 ans à Alba, dans le nord-ouest de l’Italie, où il avait installé sa société. En 1946, il avait hérité de son père pâtissier une petite entreprise provinciale et la recette d’une «  supercrema » à base de noisettes et de cacao, qu’il a légèrement modifiée en 1964 et rebaptisée Nutella en vue de l’exporter à travers l’Europe.
Le succès a été immédiat et le groupe a ensuite multiplié les produits phares : Kinder, Ferrero Rocher, Mon Chéri…
En 2015, le groupe Ferrero emploie plus de 22 000 salariés à travers le monde et réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 8 milliards d’euros. « La » Nutella – comme disent les Italiens – y participe pour 1,7 milliard d’euros. Ses onze usines à travers le monde en produisent chaque année 365 000 tonnes, au grand dam des diététiciens.
Depuis 2011, la présidence du groupe est assurée Giovanni Ferrero fils de Michele, âgé aujourd’hui de 56 ans, juste après le décès de son aîné Pietro, qui avait succombé à un infarctus en Afrique du Sud à l’âge de 47 ans.

Le Nutella se consomme habituellement en le tartinant sur du pain frais ou grillé, mais certains le consomment aussi simplement nature, à même le pot. Le Nutella est également très populaire dans les crêperies. Il existe un certain nombre de recettes de gâteaux l’utilisant. Il est prudent d’en user avec modération : il contient de la graisse végétale, certes réputée moins nocive que les graisses animales, ainsi que du sucre en grande quantité.
Le Nutella, populaire en Europe, est apparu plus tardivement aux États-Unis où les pots sont en plastique contrairement à ceux d’Europe qui sont eux en verre. Sa composition officielle : sucre, huiles végétales, 13% de noisette, 7 % de cacao maigre, 6,6 % lait écrémé en poudre, poudre de lactosérum, émulsifiant (lécithine de soja) et arôme. Le Nutella est un produit servant à tartiner pain, biscottes etc. Peut s’utiliser pour parfumer les yaourts natures, les crèmes, flans, gâteaux, cakes, crêpes, petits sablés, beignets, etc.

En France, controverse écologique sur le Nutella

Les Français sont les plus grands consommateurs de Nutella au monde. Chaque année, ils représentent 30% de la consommation des 300.000 tonnes écoulées au niveau mondial. Après avoir annoncé vouloir interdire dès le 1er janvier 2016 la vente en libre-service aux particuliers des produits désherbants contenant du glyphosate, dont le fameux Roundup de Monsanto, la numéro 3 du gouvernement Valls, en finalisant la Cop21 qui a été organisée en France fin 2015, avait appelé en juin 2015 sur Canal + à « une troisième révolution industrielle» en offrant un exemple d’action: « replanter massivement des arbres parce qu’il y a eu une déforestation massive qui entraîne du réchauffement climatique ». Elle a ajouté qu’il fallait « arrêter de manger du Nutella parce que c’est l’huile de palme qui a remplacé les arbres. Et donc il y a des dégâts considérables ».

La sortie médiatique de la ministre, qui prête dans un premier temps à sourire, fait pourtant réfléchir. Depuis de nombreuses années, la problèmatique autour de l’huile de palme, présente à hauteur de 20% dans la célèbre pâte à tartiner, est récurrente. L’arrêt de consommation du Nutella aurait pourtant des conséquences réelles sur l’environnement et l’économie.
La fondation Nicolas Hulot est catégorique. Présente dans la composition de près d’un produit alimentaire sur dix vendus en Europe, l’huile de palme serait responsable de «90% de la déforestation en Malaisie » et de la destruction « d’un tiers de la forêt primaire de Bornéo sur les vingt dernières années ». Ce sont ces résultats qu’a souhaité mettre en valeur la ministre de l’Écologie à quelques mois du sommet mondial sur l’environnement. Car les conséquences écologiques de l’utilisation massive de l’huile de palme sont souvent décriées. En 2010, les Amis de la Terre dressaient le constat qu’en Indonésie, « toutes les 10 secondes, une superficie de forêt équivalente à un terrain de football » disparaissait.
Les palmiers à huile ont progressivement remplacé les forêts d’Afrique centrale et de l’Asie du sud, touchant ainsi à la bio-diversité. Dans un ouvrage intitulé « Le scandale des singes pour l’huile », les Amis de la Terre avançaient même que d’ici 12 ans, le commerce grandissant de l’huile de palme pourrait provoquer l’extinction des seuls grands singes d’Asie.

En réponse, l’entreprise italienne Ferrero a défendu son produit phare au cœur de la polémique (356.000 tonnes par an de Nutella). Une charte pour une « huile de palme durable » a même été signée en novembre 2013 par le groupe. Il revendique depuis travailler avec de l’huile certifiée RSPO (une certification durable), un label qui s’engage à appliquer des standards éthiques, sociaux et environnementaux. Ferrero avait annoncé son objectif « d’atteindre 100% d’huile de palme durable tout en œuvrant pour mettre en place des systèmes de traçabilité certifiés en maintenant son soutien à l’objectif « Zéro Déforestation ». Il affirme également vouloir « d’ici 2020 que le cacao et les noisettes soient également couverts à 100% par une filière durable ». Sur ce point, même si un travail de fond devra être engagé, le souhait de Ségolène Royal va dans le sens d’une défense de l’environnement.
Sauf que des récents événements ont également montré l’importance économique de la culture de l’huile de palme pour certains pays. L’Indonésie et la Malaisie possèdent, à eux deux, 90% de la production mondiale. En Malaisie, l’industrie de palme fait même vivre 570.000 habitants qui fabriquent chaque année près de 20 millions de tonnes d’huile. Cette dépendance est également visible en Turquie où Nutella s’approvisionne en noisettes. L’été dernier, les intempéries avaient provoqué une flambée de 60% du fruit à coque. Le pays représente à lui seul 70% de la production mondiale, dont Ferrero pioche plus d’un quart. L’intérêt entre les deux entités est donc réel et l’arrêt de consommation de la célèbre pâte à tartiner ferait flancher une économie toute entière. A elle seule, l’entreprise italienne pèse huit milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 1,7 milliard est issu directement de la vente de pots de Nutella dans le monde.
La France s’était déjà attaquée à la pâte à tartiner en 2012 en proposant de taxer à 300% l’huile de palme. L’amendement avait été glissé à l’époque dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFLSS), adopté par la commission des Affaires sociales du Sénat avant d’être rejeté par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Si le débat revient souvent dans l’hémicycle, les élus se heurtent également aux reproches des pays producteurs.

Quelques préparations culinaires à base de Nutella :

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