Ombre (poisson)

Ombre (poisson) : L’ombre (mot venant du latin umbra « poisson de teinte sombre ») est un poisson d’eau douce (famille des Salmoniformes), cousin des saumons et voisin de l’omble (Voir Omble chevalier) et de la truite mais sa bouche est plus petite et elle possède une nageoire dorsale très haute.
Sa chair est savoureuse comme la truite et son nom d’espèce, Tymollus thymallus, fait référence au thym car sa chair en a un léger goût.
L’ombre commun vit dans les eaux fraîches et profondes avec fond sableux. Il préfère les zones bien oxygénées. Il se reconnaît à sa nageoire dorsale particulièrement développée (appelée aussi « étendard »), colorée chez le mâle. Sa taille moyenne est de 30 cm pour 250 g. Elle peut atteindre 60 centimètres et atteindre un poids de deux kilos.
C’est un animal grégaire, qui vit en banc d’une même classe d’âge, plutôt dans des eaux tumultueuses (pour l’oxygénation et la température) et d’une grande qualité.
L’ombre se rencontre également dans le sous-continent nord-américain, notamment dans les rivières du Parc national de Yellowstone (où il est appelé « Montana Grayling » ou Ombre du Montana) et en Alaska (surtout sur l’Alexander River). Comme beaucoup de Salmonidés nord-américains, l’Ombre du Montana et l’Ombre Arctique sont légèrement différents de leurs cousins européens : taille maximale plus importante, nageoire dorsale plus développée, et comportement extrêmement combatif.
L’ombre est en France un poisson dont la survie est particulièrement menacée : peu connu des pêcheurs (en dehors des pêcheurs à la mouche), il est complètement inconnu des consommateurs. À cela, plusieurs raisons :
– la très grande discrétion de son comportement
– le mimétisme parfait de sa robe (la seule chose qu’on puisse parfois en distinguer est son ombre, d’où son nom)
– l’interdiction totale de sa commercialisation (à cause de sa rareté relative, et parce que sa chair « tourne » extrêmement rapidement une fois mort).
– sa très grande sensibilité à la qualité de l’eau.
En 2012, l’ombre des rivières du Jura suisse et français, (ainsi que les truites et les loches) ont été victimes de surmortalité due à une mycose causée par un agent pathogène provenant d’une même souche de « Saprolegnia parasitica ». Les autorités des deux pays touchés ont limité la pêche de l’ombre et ont pris des mesures sanitaires, en recommandant aux pêcheurs de désinfecter leur matériel et de mieux sélectionner leurs appâts.