Porc – Les différentes races porcines françaises

Les différentes races de porc : Il existe plus de 350 races de porc à travers la planète. Autrefois, en France, il existait de nombreuses races de porc. Au fil du temps, la variété des races présentes sur le territoire a diminué car la plupart des éleveurs ont eu recours à quelques races qui présentaient les caractéristiques adéquates aux exigences des consommateurs, à savoir des animaux donnant de la viande pas trop grasse.
Le cheptel porcin de France compte environ 18 millions de têtes (2015). C’est le Bureau des ressources génétiques qui classe officiellement toutes les races de porcs en France.
Aujourd’hui, le paysage des races porcines est séparé en deux catégories bien distinctes :
1) Les races classiques ou de base : D’une part les races dites classiques que l’on retrouve en croisement dans la plupart des élevages de porcs français. Parmi ces races classiques, on peut citer :
Le Landrace : cette race est originaire du Danemark et de Suède. Les animaux ont une robe claire avec peu de poils. Leur profil se caractérise par un corps allongé et fin avec des oreilles tombantes.
– Le large white : cette race est originaire du Royaume-Uni. Les animaux ont une robe claire avec peu de poils. Leur profil se caractérise par un corps moins allongé que le landrace et des oreilles relevées.
Le piétrain : cette race est originaire de Belgique. Les animaux ont une robe claire tachetée de noir et parfois de roux. Cette race se caractérise par une musculation développée et très bien conformée. Ces animaux produisent une grande quantité de viande par rapport à leur poids.
Le duroc : cette race est originaire d’Amérique du Nord. Les animaux ont une robe rousse brune uniforme. D’aspect rustique, cette race présente un corps allongé, des membres forts et des oreilles tombantes.

2) Les races rustiques : D’autre part, il demeure en France 6 races dites rustiques ou locales qui sont des anciennes races régionales. En voie de disparition, des programmes génétiques sont engagés pour pouvoir les sauvegarder. Ces races sont :
La race basque Kintoa : cette race est originaire du Pays Basque. Les animaux se caractérisent par une robe bicolore noire et blanche (d’où leur autre nom de « pie noir » ), un corps trapu et des oreilles tombantes. Élevée en plein air, cette race est adaptée à la marche en montagne et à des conditions climatiques qui peuvent être dures.
La race gasconne : cette race est originaire de Gascogne dans le Sud Ouest de la France. Les porcs se caractérisent par une robe noire comprenant beaucoup de poils (soies). Cette race également élevée en plein air est rustique et vigoureuse.
La race cul noir du Limousin : cette race est originaire du Limousin dans le centre de la France. Les animaux présentent une robe bicolore claire et noire. La tête, la croupe et les membres postérieurs présentent des parties noires. Les animaux présentent une taille moyenne, un corps trapu et des oreilles à demi-dressées.
La race « Blanc de l’ouest » : vieille race de tout l’ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire et Normandie), la race blanc de l’ouest se caractérise par une robe claire, un grand corps allongé avec des grandes oreilles tombantes.
La race « Bayeux » : originaire de haute et basse Normandie, la race « Bayeux » présente une robe claire tachetée de noir. De grande taille, les animaux ont des oreilles tombantes.
La race corse : originaire de Corse, cette race vient d’être officiellement reconnue du fait d’un travail de définition des critères permettant de la reconnaître. La couleur de la robe peut varier, plus fréquemment de couleur sombre (brun et noir). De petite taille, le corps est allongé avec des oreilles semi tombantes.

3) Les porcs d’outre-mer : Le porc Créole de la Guadeloupe est le résultat des croisements successifs entre des animaux de type ibérique, introduits dès le début du XVIème siècle, avec d’autres races importées au fil des siècles (races anglaise, française et américaine). Le cheptel est réparti de manière éparse sur l’archipel, en petites unités de type traditionnel.

4) Les races locales anciennes aujourd’hui disparues : Certains auteurs anciens parlent de races de porc alors qu’il s’agit le plus souvent, soit de variétés géographiques, soit de populations métisses. Rappelons qu’on ne devrait vraiment parler de race, que si tous les individus du groupe possèdent un ensemble de caractères communs biens définis, transmissibles par hérédité.

Races à oreilles tombantes
– Race craonnaise
– Race Normande
– Porc de Miélan
– Race Bretonne
– Race Lorraine
– Race Boulonnaise, race Flamande
– Race de Bourdeaux ou Drômoise

Races à oreilles dressées ou horizontales
-Races de Loches et de Montmorillon
– Race Périgourdine
– Race de Cazères
– Race Béarnaise
– Race Marseillaise
– Race Bressanne.

Il existe de nombreuses autres races à travers le monde, mais qui ne sont pas présentes sur le territoire français. Il y a quelques décennies, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) avait introduit des races chinoises Meishan et Jiaxing très prolifiques (qui donnent naissance à de nombreux porcelets) afin de les croiser avec des races européennes pour obtenir des animaux plus prolifiques. Le seul problème que présentent ces races, c’est qu’elles donnent des viandes grasses qui ne correspondent pas aux attentes des consommateurs français. Le développement de ce programme ne s’est pas traduit par la diffusion de façon massive des animaux croisés issus de ce programme génétique.