Sardine – Généralités sur la sardine

Description de la sardine : Mesurant au plus une vingtaine de centimètres de long, la sardine possède un ventre argenté et un dos bleuté.
Elle se caractérise par :
– un opercule strié,
– des taches sombres sur le dos,
– une carène ventrale peu aigüe,
– des écailles sessiles,
– les deux derniers rayons de l’arête anale plus longs.

Lieux de vie et lieux de pêche de la sardine : Ce poisson vit en Méditerranée où il est le second poisson le plus pêché (16 %) parmi les « petits pélagiques » (qui constituent 50 % de la pêche totale), loin derrière l’anchois (Engraulis encrasicolus) qui constitue 59 % des captures de petits pélagiques). Au début des années 2000, pour la Méditerranée les scientifiques ont recommandé de ne pas augmenter l’effort de pêche (tableau B5.1 ; Observations et recommandations ; Évaluations présentées à la réunion du SAC (2001–2004). De plus, il y vit moins longtemps, devient plus petit et plus maigre en raison de la modification du plancton, sa source de nourriture. La population de copépodes, principale composante de ce plancton, se réduit sans que la cause profonde (pollution, réchauffement climatique) soit connue.
La sardine est présente du printemps à l’automne en Méditerranée, en Atlantique nord et dans le golfe de Gascogne. Elle vit dans les eaux côtières jusqu’à 120 m de profondeur et mesure de 10 à 25 cm. La pêche à la sardine est une activité saisonnière et côtière, influencée par les conditions climatologiques qui agissent directement sur les migrations et les concentrations.
En fait, la meilleure période de la sardine est l’été, c’est-à-dire après la période de reproduction, car elle s’éloigne des côtes. D’autre part, pendant la période de reproduction, la sardine ne s’alimente pas.
La sardine se pêche selon plusieurs méthodes régionales :
En Méditerranée, on utilise la technique dite « au lamparo », qui se pratique de nuit, avec un chapelet de lampes installées sur une barque dont la lumière attire les poissons à la surface. Un autre bateau entoure la zone à l’aide d’une senne pour capturer les sardines.
En 1947, le premier lexique bilingue français-niçois traduisait les différentes étapes de croissance de la sardine depuis sa naissance : poutina (ou nonnat), rafaneta, pataieta, palaia et sardina.
En Atlantique, la pêche traditionnelle se pratiquait à la ligne, puis cette méthode a cédé le pas à la senne tournante ou bolinche, mais les chaluts pélagiques (relatif à la haute mer) ont ensuite repris le flambeau. Il existe une politique européenne de certification de la sardine méditerranéenne. Ce type de certificat assure un meilleur conditionnement du produit jusqu’à l’acheteur. Cette expérience représente aujourd’hui une première en France dans le domaine des produits de la mer. C’est un des poissons les plus riches en lipides, donc classé dans la famille des poissons gras. En effet, sa teneur en matières grasses peut varier, selon la saison et l’âge de la sardine, de 3 à 17 %.
Dans presque tout l’Atlantique nord, de l’Irlande jusqu’aux Açores, en zone tropicale (devant le Sénégal et la Mauritanie) et entre les côtes Atlantique Marocaine et Européenne en zone pélagique côtière de 15 à 35 m de profondeur.
C’est au Maroc plus de 62 % du tonnage débarqué par la flotte côtière du pays, mais pour seulement environ 10 % de la valeur marchande du total débarqué. Le stock de sardines traditionnellement prélevé au nord d’El Ayoun est considéré par la FAO comme « intensément exploité » et celui situé entre les caps Bojador et Barbas est « pleinement exploité », ce qui pose la question de la surexploitation et de durabilité de cette pêche dans cette zone.
Mode de vie de la sardine : Elle évolue au large, au sein de bancs parfois très compacts, entre 10 et 50 m sous la surface.
Reproduction de la sardine : La reproduction a lieu en haute mer et peut advenir toute l’année, avec une période maximale en fin d’automne et début d’hiver au large de l’Afrique. Au large de l’Afrique, la reproduction semble maximale de novembre à février. Dans cette zone la maturité sexuelle semble atteinte à 16,3 ±0,31 cm pour les mâles et à 17,5 ±0,35 cm pour les femelles qui se reproduisent dans une eau dont la température est de 16,3 °C à 18,9 °C (avec certaines variations annuelles). La réussite de la reproduction dépend aussi des remontées d’eau froide (upwellings en anglais). Après une phase planctonique, les alevins rejoignent les côtes au printemps, et y restent jusqu’au début de l’hiver.
Alimentation de la sardine : La sardine se nourrit de plancton, d’œufs et de larves de crustacés.
Histoire de la sardine : La pêche à la sardine remonte à la préhistoire, l’homme utilisant des lignes à appât pour la capturer. Les sardines font partie des poissons que Columelle recommande de saler et que, par ailleurs, les Romains utilisent pour faire du garum. Les sardines séchées font partie de l’alimentation des légions romaines.
C’est un poisson bon marché, riche en oméga-3, phosphore, vitamine B3 et vitamine B6. On peut la conserver dans l’huile durant plusieurs années (voire décennies) dans une boîte conditionnée par l’industrie sardinière, comme c’était le cas en Bretagne dans la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle.
La technique de pêche employait des chaloupes sardinières avec des filets maillants avant d’être remplacée par des bolincheurs. De plus en plus, les bolinches ou lamparos traditionnels sont remplacés par les chaluts pélagiques.