Nard

Nard : n. m. Le nard est sans doute l’un des plus anciens parfums orientaux connus. Il s’agit, sous sa forme d’huile, d’un liquide de couleur ambrée. L’huile de nard est extraite du rhizome d’une plante herbacée (famille des Valérianacées), la Nardostachys jatamansi. Cette plante pousse dans les montagnes himalayennes, en Inde, au Pakistan, au Népal et au Tibet. Cette plante est un ingrédient connu de la médecine traditionnelle ayurvédique, employée entre autres pour faciliter la repousse des cheveux. Elle est, en dehors de ses applications en parfumerie, utilisée pour fabriquer de l’encens et comme sédatif.
On sait que l’utilisation du nard est très ancienne, d’une part car elle fait partie intégrante de la tradition ayurvédique indienne, et d’autre part parce qu’elle était considérée dans l’Égypte ancienne, au Moyen-Orient et dans la Rome antique comme un parfum de luxe. Dans son Histoire naturelle, Pline dénombre douze espèces de nard. De nombreux textes anciens considèrent le nard comme un produit de grande valeur, monétaire comme spirituelle. Il était utilisé dans de nombreux rites religieux, en partie pour ses effets sédatifs et narcotiques.
On en trouve quelques occurrences dans la Bible : dans le Cantique des cantiques. Dans l’Évangile selon Marc, une femme brise « un flacon d’albâtre contenant un nard pur de grand prix » et le verse sur la tête de Jésus, et dans celui de Jean, « prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, Marie oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s’emplit de la senteur du parfum ».
Le nard n’est pratiquement plus utilisé de nos jours, on lui préfère des espèces plus communes, donc plus faciles d’accès, de valérianes, mais surtout son odeur très forte n’est pas toujours appréciée