Sédatif

Sédatif : adj. et n.m.  Un sédatif est une substance qui a une action dépressive sur le système nerveux central et qui entraîne un apaisement, une relaxation, une réduction de l’anxiété, une somnolence, un ralentissement de la respiration, une démarche chancelante, des troubles du jugement et une diminution des réflexes.
Qui calme ou qui modère l’action augmentée d’un organe ou d’un système d’organes.
Quelques plantes sédatives : la digitale (coeur et circulation), mandragore, valériane, kava, etc.
Quelques médicaments sédatifs : Seconal (sécobarbital-barbituriques), Lexomil® (Bromazépam-Benzodiazépines), Benadryl (diphenhydramine-Antihistaminiques), etc.
Autres sédatifs : éthanol (boisson alcoolisée), éther diéthylique (éther) trichlorométhane (chloroforme), Acide gamma-hydroxybutyrique (GHB), etc.
Certaines huiles essentielles, les éthers, l’éthanol (boissons alcoolisées) ont un pouvoir plus ou moins sédatif.

Dépendance aux sédatifs : La prise régulière de sédatifs (même à doses thérapeutiques) peut entraîner une dépendance soit physique, soit psychologique, soit encore les deux. Lorsqu’un utilisateur dépendant décroît ou cesse soudainement sa consommation, il va montrer des symptômes de sevrage qui vont de l’agitation, l’insomnie et l’anxiété aux convulsions et la mort. La dépendance, psychologique comme physique, peut être traitée.

Sédatifs et alcool : Les sédatifs et l’alcool sont parfois combinés de façon imprudente ou dans un but récréatif. Étant donné que l’alcool est également un dépresseur du système nerveux central, les deux substances se renforcent mutuellement et cette association peut se révéler fatale. En 1975, Karen Ann Quinlan tomba dans le coma après avoir avalé de l’alcool et des tranquillisants dans une soirée. Son cas déclencha un débat éthique mondial à propos de l’arrêt du matériel de maintien des fonctions vitales.
Simili-drogues : Des simili-drogues (pilules faites pour imiter l’apparence et l’effet de sédatifs authentiques) sont vendues dans la rue. Ces copies peuvent contenir des médicaments en vente libre, comme des antihistaminiques, qui causent une somnolence. Comme toutes les drogues fabriquées et vendues illicitement, leur composition exacte et leurs effets ne peuvent pas être connus à l’avance.