Organisme Génétiquement Modifié

Organisme Génétiquement Modifié : locut.  Un « Organisme Génétiquement Modifié » (OGM) est un organisme (à l’exception des êtres humains) dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne peut s’effectuer naturellement par multiplication et/ou par recombinaison », selon la directive communautaire européenne no 2001/18/CE.
Les techniques de modification mises en oeuvre visent à accentuer ou, au contraire, à atténuer certaines caractéristiques de cet organisme, à lui en conférer de nouvelles jugées désirables ou à éliminer celles considérées comme indésirables. Les transformations génétiques déjà effectuées portent notamment sur les espèces végétales de grande culture comme le maïs, le soja, la betterave ou le colza.
– Réglementation : Au sein de l’Union européenne (et également en Suisse), la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement (« essais au champ ») et leur mise sur le marché obéissent à une réglementation très stricte, mais en constante évolution. Une directive rend notamment obligatoire l’étiquetage des OGM et des produits obtenus à partir de tels organismes pour les denrées alimentaires et leurs ingrédients (y compris arômes et additifs) considérés individuellement dès lors que leur présence (sauf de façon fortuite) y dépasse un seuil de 0,9 %. Lorsque le produit contient ou est constitué d’OGM (par exemple, du maïs doux), l’étiquette porte l’information suivante : « génétiquement modifié » ou « contient (nom de l’ingrédient) produit à partir de (nom de l’organisme) génétiquement modifié ». Lorsqu’une denrée contient plusieurs ingrédients, l’information sur la présence d’OGM doit être précisée pour chaque ingrédient dans la liste des ingrédients ou en bas de cette liste. Pour les denrées alimentaires non préemballées (hors celles proposées dans la restauration), l’information doit être affichée, de façon lisible, soit sur le présentoir de la denrée ou à proximité de celle-ci, soit sur le matériau d’emballage. En revanche, l’obligation d’étiquetage ne vise pas les produits obtenus à l’aide d’un OGM (par exemple, lait, viande ou œufs issus d’animaux nourris avec des OGM), ni certaines substances utilisées lors de la fabrication d’une denrée alimentaire (auxiliaires technologiques, supports d’additifs et d’arôme, etc.). L’utilisation d’OGM ou de leurs produits dérivés (sauf celle de médicaments vétérinaires) est interdite pour l’agriculture biologique, dont les produits ne peuvent toutefois être qualifiés de « sans OGM » du seul fait de leur protection (possibilité d’une pollinisation croisée au champ, par exemple). Toute allégation négative est régie par des critères stricts auxquels l’opérateur doit se conformer. Le principe et l’utilisation de ces OGM est aujourd’hui sujet à controverse.
Au Canada, l’un des principaux producteurs d’OGM, l’étiquetage est facultatif depuis 2004.