Paneterie

Paneterie : n.f.  La paneterie était un office important du service de la « bouche du roi », chargé essentiellement, sous l’Ancien Régime, de l’approvisionnement en pain.
Au début du xv, siècle, la paneterie comprenait : un grand panetier et six panetiers, six valets tranchants (pour préparer les « tranchoirs »), trois «sommeliers» (pour le transport des meubles).
du linge et du couvert de table), trois porte-chapes (chargés de surveiller les coffres à pain, de « chapeler » [couper] le pain et de mettre une partie du couvert), un oubloyer (pour préparer les oublies), un baschonier (pour guider les chevaux chargés de pain) et un lavandier (pour laver les nappes), ainsi que cinq valets de nappes (pour la surveillance du linge). Le grand panetier exerçait aussi certains droits de justice sur la corporation des boulangers ; ainsi, il vendait la maîtrise aux apprentis et, comme le prix de celle-ci n’était pas fixé, il l’estimait à sa convenance. Les droits du panetier, qui dataient de Philippe Auguste (début du XIII siècle), furent supprimés en 1711.