Déprécier : verbe (mot venant du latin depretiare, de pretium : « prix » ).
Le verbe « déprécier » a plusieurs acceptions :
I) Verbe transitif :
1. Diminuer la valeur, le prix de.
Déprécier une marchandise (avilir).
Déprécier en dégradant, en détériorant.
Immeuble déprécié par la proximité d’une usine.
Sens figuré : Défauts qui déprécient un caractère, un ouvrage (abîmer, dévaloriser).
Déprécier le mérite de quelqu’un (minimiser).
2. Exprimer un jugement négatif sur la valeur de (quelque chose, quelqu’un) ; chercher à déconsidérer (critiquer, décrier, dénigrer, dépriser, discréditer, méjuger, mépriser, mésestimer, rabaisser, ravaler ; familier : débiner).
Déprécier quelqu’un par incompréhension, ignorance, rivalité.
Déprécier l’œuvre, les méthodes d’un confrère.
Citation de l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « Les enfants ont toujours une tendance soit à déprécier, soit à exalter leurs parents ».
II) Se déprécier (verbe pronominal) :
1. Perdre de sa valeur. Cet article se déprécie en ce moment (baisser, diminuer).
Spécialement Monnaie qui se déprécie, dont le pouvoir d’achat baisse (se dévaloriser).
Sens figuré : Citation de l’écrivain Alphonse Daudet (1840-1897) : « Mes punitions, à force d’être prodiguées, se déprécièrent ».
Un plaisir qui se déprécie avec l’habitude.
2. Émettre sur soi-même (verbe réfléchi) ou émettre réciproquement des jugements défavorables.
Il a la manie de se déprécier.
Ils se déprécient mutuellement, réciproquement.
Contraires de déprécier : valoriser ; apprécier ; admirer, estimer, surestimer, vanter.