Indifférence : n.f. (mot venant du latin indifferentia).
Le mot « indifférence » a plusieurs acceptions :
I) État d’une personne qui est indifférente.
1. État d’une personne qui n’éprouve ni douleur, ni plaisir, ni crainte, ni désir (apathie, ataraxie, désintéressement, détachement, distance, indolence, insensibilité, recul).
– Citation de l’écrivain français François Mauriac (1885-1970) : « Cette indifférence, […] ce détachement total qui la sépare du monde ».
2. Détachement à l’égard d’une chose, d’un évènement (exprimé ou sous-entendu) (dédain).
Hausser les épaules pour marquer son indifférence (bof).
Indifférence devant, pour les malheurs d’autrui.
Indifférence aux évènements.
Affronter la mort avec indifférence (équanimité, flegme, impassibilité).
Spécialement : Indifférence (religieuse) (agnosticisme, scepticisme).
3. Absence d’intérêt à l’égard de quelqu’un (froideur, réserve).
L’indifférence que lui a témoignée son entourage.
– Citation de l’écrivain américain de langue française Julien Green (1900-1998) : « L’indifférence de millions de gens à son sort » (insensibilité).
Dans l’indifférence générale (désintérêt, inattention).
Spécialement : Absence d’amour.
– Citation de l’écrivain français Stendhal (1783-1842) : « Ces deux êtres n’avaient que de l’indifférence l’un pour l’autre » (Ne rien ressentir pour).
II) Science : État de ce qui est indifférent (équilibre, neutralité, indifférence magnétique, électrochimique).
Contraires d’indifférence : intérêt, passion ; désir ; amour, sentiment, tendresse.