Mollir : verbe (mot venant de mol, mou).
Le verbe « mollir » a plusieurs acceptions :
1. Sens vieilli : Rendre mou (amollir).
– Citation du poète français Jean-Antoine de Baïf (1522-1569) : « Mon grand mal de pitié mollirait une roche ».
2. Maritime : Mollir un cordage, le détendre (Donner du mou).
II) Verbe intransitif :
1. Rare : Devenir mou (se ramollir).
– Citation de l’écrivain français André Gide (1869-1951) : « Sentir sous les pas, le sol mollir ».
2. Perdre sa force :
Sentir ses jambes mollir de fatigue, d’émotion (chanceler) (Avoir les jambes comme du coton, en flanelle).
Maritime : Le vent mollit, perd de sa violence (faiblir).
3. Sens figuré : Commencer à céder ; abandonner peu à peu ses résolutions (s’abandonner, se dégonfler, faiblir, flancher, fléchir).
– Citation de l’écrivaine française Colette (1873-1954) : « Il voulut riposter, puis il mollit et céda ».
Courage qui mollit (diminuer, faiblir).
Sa résolution a molli.
Familier : Hésiter, flancher.
Ce n’est pas le moment de mollir (se dégonfler).
Contraire de mollir : durcir, forcir, raidir ; persister, résister, tenir.