Arak

Arak : L’arak, arac ou arack (arabe : عرق araq API [ʕaraq], littéralement « transpiration », en référence à la distillation) est une eau-de-vie de vin traditionnellement consommée et produite uniquement dans le Croissant fertile (*).
(*) Le Croissant fertile est une expression désignant une région biogéographique du Proche-Orient formant une bande de terres cultivables grâce à un climat suffisamment pluvieux, délimitée au sud par le désert de Syrie (la partie nord du désert d’Arabie), à l’ouest par la mer Méditerranée, et par les montagnes du Taurus et du Zagros au nord et à l’est.

Apprécié au Liban, en Syrie et en Jordanie, il en est le spiritueux traditionnel, un véritable emblème de l’art gastronomique. En raison des prescriptions islamiques interdisant la consommation d’alcool, le Liban, la Syrie, la Jordanie et Israël sont les seuls endroits du Proche-Orient où sa distillation et sa consommation sont courantes.
Il est préparé à partir de moût de raisin fermenté (vin) distillé en eau-de-vie auquel on ajoute des graines d’anis. Il vieillit ensuite dans des jarres en argile. C’est une boisson anisée, son goût est donc proche de ceux de l’ouzo, du raki, du pastis, etc. Mais contrairement au pastis, l’arak ne contient pas de réglisse.
L’arak pur contient de 40 à 50 degrés d’alcool mais il se boit allongé d’eau avec des glaçons. Traditionnellement, au Liban, on allonge un volume d’arak d’un volume d’eau (moitié-moitié) ou bien de deux volumes d’eau (un tiers-deux tiers). Il prend alors la couleur blanchâtre caractéristique des boissons anisées. Ce trouble laiteux est du à la micro-émulsion de l’anéthol, qui est une huile essentielle présente dans l’anis.
L’arak est un alcool que l’on boit au cours d’un repas, et plus particulièrement pour accompagner le traditionnel mezzé libanais. Il peut se boire en apéritif voire en digestif (dans ce dernier cas, il est consommé pur, sans adjonction d’eau ni de glaçons).
En Iran : En Iran, l’aragh désigne le jus de raisin fermenté distillé en eau-de-vie, et plus généralement, toutes les boissons distillées en eau de vie (aragh-e sagui, عٓرٓقِ سٓگى , suée de chien) qu’on trouve très facilement.
Au Liban : Depuis 1893, le Liban produit l’arak, à partir de deux distillations successives de moût de raisin fermenté. Le résultat de ces distillations est mélangé à de l’anis vert, puis distillé encore une ou deux fois pour concentrer les arômes anisés. Dégusté traditionnellement avec les mezzés, on peut également servir l’arak à l’apéritif.
À La Réunion : À La Réunion, l’arak (« larak » ou « rak » en créole réunionnais) désigne l’alcool de manière générale. Ce mot aurait été implanté avec l’arrivée des Indiens sur l’île puis aurait suivi un processus de créolisation lui ayant donné son sens actuel.

Sur le plan culinaire, on se sert de l’arak pour flamber des poissons (loup, daurade,…). L’arak parfume de nombreuses pâtisseries. On en fait aussi du sorbet ou du granité.

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