Nom binominal

Nom binominal : En taxinomie (botanique, zoologie, etc.), le nom binominal (ou improprement nom binomial en botanique et en mycologie voire aussi binôme selon une étymologie approximative curieusement admise, alors qu’en 1994, déjà, A. Raynal-Roques rappelait que serait préférable la forme binom (de bi- et du latin Nomen, deux- et nom) à la forme binôme (de bi- et du grec Nomos).
Le nom binominal est une combinaison de deux termes, qui forment un binôme pour faire simple plutôt que compliqué (ex-binôme), servant à désigner une espèce. Le premier terme, appelé nom générique correspond au genre, et le second, l’épithète spécifique, désigne l’espèce. Formalisée par Linné au cours du XVIIIe siècle, la nomenclature binominale, ainsi que d’autres aspects formels de la nomenclature biologique, constituent le « système linnéen ». Le nom binominal est latinisé, et s’écrit toujours en italique, par exemple : Homo sapiens pour l’Homme. Dans les ouvrages de vulgarisation le nom binominal est complété par un nom vulgaire, parfois un nom normalisé, dénominations en langue véhiculaire par opposition aux noms vernaculaires utilisés localement dans le langage courant.
Différents noms binominaux (ex-binômes) : Au-dessous du rang de genre, tous les noms de taxons sont appelés « combinaisons ».
Entre genre et espèce (sous-genre, section, sous-section, série, sous-série, etc.), les combinaisons sont infra-génériques et binominales : nom de genre, puis après indication du rang, une épithète infra-générique. Par exemple le cèpe appartient à la section « Boletus sect. Edules ». Edules correspond à un nom infra-générique (inférieur au genre), au rang d’une section réunissant plusieurs espèces de même affinité ;
Au rang d’espèce, les combinaisons deviennent « spécifiques » et « binominales ».
En dessous de l’espèce (variété, forme, etc.) les combinaisons sont « infra-spécifiques » et « trinominales ».