Pruine

Pruine : n.f.  La pruine (mot venant du latin pruina, givre) est une couche cireuse, glauque et légèrement poudreuse, qui recouvre la surface d’un organe, végétal ou animal, lui conférant un aspect givré ou poussiéreux, allant jusqu’à cacher sa coloration normale sous-jacente. Elle peut être enlevée par simple frottement. On parle de pruinescence et de pruinosité et de quelque chose de pruineux. Sur les falaises maritimes, certaines touffes de la fétuque rouge se couvrent d’une pruine bleutée au printemps.
Pellicule fragile, la pruine des fruits disparaît rapidement dès qu’on les manipule La présence d’une couche de pruine, ou pruinosité, s’observe notamment sur des fruits (raisin, mirabelle, prune…), certaines plantes grasses (ou succulentes) et les jeunes chaumes de bambou. La pruinosité protège le végétal de la chaleur et des agressions extérieures en retenant les bactéries. La pruine est un élément naturel produit par la plante et composé de fines structures de cire. La forme de celles-ci est caractéristique de l’espèce et peut être simple (bâton) à complexe (arbuscule, parasol…).
La pruine présente sur le raisin est un gage de fraîcheur ; elle permet la vinification en absorbant quantité de levures et moisissures utiles à la fermentation. Le relief des dépôts cireux crée des micro-turbulences au niveau de la surface qui accélèrent les échanges de chaleur de la plante avec son milieu.
Chez les champignons : La cuticule de certains champignons basidiomycètes et ascomycètes est recouverte d’une couche de pruine. C’est le cas notamment chez Clitopilus prunulus jeune, Boletus pruinatus, Cantharellus subpruino.