Plant Robert

 Plant Robert : Le plant Robert est un miraculé. Il en subsistait quelques plants presque à l’abandon sur de rares parchets dans la région d’Épesses, en Suisse. C’est une sélection de gamay très ancienne dont l’histoire reste floue.
Ce vieux cépage rouge autochtone, enfant du gamay doit sa survie à Robert Monnier, vigneron à Cully dans le canton de Vaud en Suisse. Dans les années 1960, il prélève des greffons sur les derniers ceps voués à disparaître.
La première mention du Plant Robert remonte à la fin du XIXe siècle. On le retrouve vingt ans plus tard dans Les cépages greffons ou essais d’ampélographie vaudoise (1911) de Mrs Burnat & Anken.
Ce n’est que dans les années 1965-1970 qu’il fut repris et multiplié par Robert Monnier et replanté sur le domaine de la commune de Cully par son frère, municipal, responsable des vignes de l’époque, Jacques Monnier. L’exclusivité de la récolte du Plant Robert fut destinée à L’Auberge du Raisin dont le chef, Adolfo Blokbergen, le fit connaître. Le premier millésime commercialisé sous le nom de Plant Robert sort en 1978.
Depuis, une association s’est formée, nommée les 3R, en vue de préserver ce cépage dans la région de Lavaux et que l’on retrouve sous 3 dénominations : Plant Robert, Plant Robaz et Plant Robez.
Le Plant Robert demande à demeurer en cave 3 à 4 ans avant d’atteindre sa maturité qu’il conserve encore 4 ou 5 ans. Cependant, lors de grands millésimes, il peut facilement se bonifier pendant une dizaine d’années.

Aujourd’hui il fait le bonheur des amateurs de bon vin, avec ses notes de griotte et de pruneaux. Il a du volume et un bel équilibre.
Le Plant Robert possède suffisamment de charpente pour accompagner des mets rustiques, de la volaille ou des fromages à pâte molle. Toutefois, sa finesse en fait un parfait compagnon de plats plus sophistiqués et gastronomiques. Il vaut mieux par contre éviter les plats fortement corsés qui écraseraient cette spécialité.

 

Plant Robert