Boissons corses

Les boissons corses

Les eaux minérales corses : Trois eaux minérales naturelles corses sont vendues en bouteilles. En eaux plates, la Saint-Georges produite à Grosseto-Prugna, qui procure l’agréable sensation de s’abreuver directement à un torrent, et celle – toute aussi pure  ! – et la Zilia en Balagne.
L’eau gazeuse d’Orezza, produite en Castagniccia, est une grande eau de table, dont la réputation a franchi les frontières de l’île.
L’eau d’Orezza, dont les sources au coeur de la Castagniccia produisent ce breuvage pétillant et renommé, mais il y a tant de montagnes et de fraîches sources qui donnent une qualité de limpidité et un goût minéral.
L’Orezza est une des eaux minérales les plus riches en fer au monde. pour la rendre buvable, il faut la « déferriser » après l’avoir dégazéifiée en mettant de côté le CO2 qu’on lui restitue à la fin du processus. On peut déguster (à petite dose) l’Orezza naturelle non traitée au kiosque d’eau minérale qui se trouve devant l’usine d’Orezza.

Les sirops corses :  Les sirops corses aux fruits de la Maison Damiani sont connus et reconnus dans toute l’île pour leur goût inimitable depuis 1935 (Site de la maison Damiani).
L’incontournable sirop de grenadine aux fruits rouges. Il conserve tout le goût des fruits même avec un grand volume d’eau, d’autres sirops aux agrumes (orange, pomelo, citron) et les fameux sirops d’orgeat et d’anis.

Vin blanc corse

Les vins corses : Une chaîne de montagnes qui culmine à plus de 2 500 m (le mont Cinto est à 2706 mètres), pour plonger au cœur de la Méditerranée, une île baignée de soleil où le climat, le relief, la diversité des sols et l’Histoire se conjuguent pour former un terroir à nul autre pareil. Chacune de ses nombreuses vallées profite d’une exposition et d’un microclimat différent. La Corse donne à la vigne et à ses vins toute la force et la spécificité de son insularité. Cette terre de contraste et de passions s’est très tôt révélée comme une Terre de Vin.
Cette terre tombe souvent directement dans la mer tandis que les vignes s’élèvent dans l’azur du ciel.
Les vins de l’île de Beauté ont leur charme et leur caractère propres. Beaucoup de reliefs tourmentés et donc de coteaux, beaucoup de soleil et une pluviosité abondante, l’humidité de la mer ainsi que des vents forts, jouant un rôle régulateur.
L’île est restée fidèle aux cépages locaux, le vermentino blanc, le sciacarello et le niellucio des vins insulaires.
La Corse a réussi à garder certains cépages bien à elle et bien adaptés à son terroir (granit, schistes et calcaire). On produit ici du vin de table (un quart de la production), du vin de pays (la moitié) et 9 AOC (à peine 25 %) : vins-de-corse (ils sont 6), ajaccio, patrimonio et muscat-du-cap-corse.

Site du Comité interprofessionnel des vins de Corse.

– L’AOC Corse (143,9 ha) : Sur les coteaux de la côte orientale et dans la vallée intérieure du Golo, se trouve le berceau du vignoble traditionnel Corse. Adossé aux arêtes rocheuses qui culminent à 1 200 m, il occupe les premières pentes. On y trouve une gamme peu commune de riches terroirs offrant des vins de très haute qualité. Le niellucciu y donne des rouges souples et équilibrés, les rosés à la robe souvent claire sont racés et nerveux, quant aux blancs de vermentino, ils sont fruités et d’une grande finesse de goût. On compte dans l’appellation un grand nombre de caves coopératives.
Également appelé « Corse », ces vins dont l’appellation a été reconnue en 1976 se trouvent partout – des bars chics aux restaurants, en passant par les foyers. Chacun est libre d’opter pour un rouge ou un rosé, pourquoi pas du blanc. Le grenache, le sciacarello, le niellucio et le vermentino en sont les cépages dominants.

– L’AOC Ajaccio (239 ha) : Elle est produite dans la région de la ville d’Ajaccio. C’est ici que naquit le sciaccarellu unique, cépage de haute qualité et d’un caractère affirmé. Une douzaine d’exploitations très morcelées, quelques domaines parmi les plus vieux et les plus renommés de l’île. C’est un vignoble typique de la tradition corse. Le sciaccarello confère aux vins ces arômes singuliers d’amande, de cassis et d’épices. Les rouges harmonieux et pleins sont d’une grande finesse et d’une exceptionnelle capacité de vieillissement. Les rosés ont de l’étoffe et une distinction remarquable, quant aux blancs, ils expriment à merveille l’arôme floral et le caractère du vermentinu.
Le coteaux-d’ajaccio devenu ajaccio AOC depuis 1984 est essentiellement issu du sciacarello. L’appellation inclut des vins blancs et des rouges, répondant ainsi aux exigences de chaque amateur. Les rouges se conservent de 4 à 7 ans et se servent idéalement à environ 16°C.

– L’AOC Corse Calvi (266 ha) : La Balagne, une région parmi les plus douces de l’île avec ses terroirs bien ordonnés et ses superbes villages perchés entre la mer et les sommets. Les vins de Balagne étaient déjà connus par Sénèque (entre l’an 4 av. J.-C. et l’an 1 apr. J.-C., mort le 12 avril 65 apr. J.-C., philosophe de l’école stoïcienne, un dramaturge et un homme d’État romain).
Ils offrent aujourd’hui de belles réussites avec des rouges charnus et bouquetés, des rosés frais et ensoleillés et des blancs d’une grande finesse.

– L’AOC Patrimonio (409 ha) : Cette petite région vivante et riche, bien abritée des vents et remarquablement exposée à l’ouest, produit les vins de Corse les plus connus. C’est la plus ancienne Appellation de l’île. Le vignoble est morcelé en petites propriétés où le savoir-faire des hommes a permis l’expression de vins nobles. Ici, règne le niellucciu donnant des rouges puissants et chaleureux, des rosés de soleil et de fruits. S’exprime aussi le vermentinu avec des blancs secs bouquetés, d’une richesse aromatique remarquable. Cette toute petite production est d’une grande qualité, avec des prix forcément plus élevés.
Rouges, blancs ou rosés, les vins résultent d’un savoir-faire transmis de génération en génération. Le Patrimonio s’invite sur les tables de fêtes, aux apéritifs mais aussi l’heure du déjeuner ou du dîner, accompagnant les plats traditionnels corses. Lors de vendanges, assez laborieuses dans cette région, il n’ est pas rare que les vignerons arrosent lors de la pause du matin le casse-croûte de leurs vendangeurs avec du patrimonio bien frais.

Vin rouge corse

– L’AOC Corse Figari (128,5 ha) : C’est le vignoble le plus méridional de France et aussi le plus ancien puisque les premières vignes y sont apparues dès le VIe siècle avant notre ère. Sur un plateau granitique très ancien, venté et particulièrement sec s’expriment des cépages corses traditionnels, dont le carcajolu neru. Ils donnent des vins rouges, rosés et blancs d’une grande finesse, bien charpentés et typés.

– L’AOC muscat du Cap Corse (103 ha) et coteaux du Cap Corse (36,5 ha) : Les vignobles du muscat du Cap Corse y sont suspendus en minces terrasses, vertigineuses, paraissant inaccessibles au commun des mortels… mais pas au vigneron corse. Sur ce doigt fièrement planté dans la Méditerranée, le muscat est un un vin doux naturel, rare et délicat. Tout au nord de l’île, les coteaux du Cap Corse donnent des rouges de longue garde et des blancs d’une élégance sans pareille.
Servi en apéritif, le muscat du cap-corse accompagne aussi le foie gras et entre en cuisine comme dans la sauce au vin muscat.
Labellisé en 1997, le muscat du Cap-Corse est issu d’un cépage unique, celui du muscat blanc à petits grains. Il agrémente les sauces et potages, entre dans certaines recettes de poissons, de crustacés, de desserts et même de légumes. Ces vins interviennent également dans l’élaboration de cocktails.

– L’AOC Corse Porto-Vecchio (89 ha) : Des murailles médiévales de porphyre rose, une rade magnifique, Portus Syracusanus fondé en 383 av. J.-C., aujourd’hui Porto-Vecchio, est au cœur d’une région vivante et active. Petites criques sur la côte, pins parasols, chênes-lièges et surtout, quelques beaux vignobles perchés sur des coteaux impressionnants. Ici, règne l’alliance du niellucciu et du sciaccarellu qui donnent, avec le grenache noir, des rouges élégants et ronds, des rosés fins et aromatiques. Quant aux vins blancs de vermentinu, ils sont secs et très fruités et accompagnent à merveille les poissons et fruits de mer.

– L’AOC Corse Sartène (143 ha) : La fière capitale du Sud-Ouest est une cité austère et magnifique qui veille, du haut rocher, sur les plus vieux cépages locaux qui donnent des vins étoffés, à la forte personnalité et d’un velouté remarquable. Les rouges sont bien charpentés, les rosés ont du corps et les blancs sont amples et bouquetés. Sous Napoléon, ces vins sartenais avaient déjà les faveurs de la table impériale.

Muscat du Cap Corse

Quelques recommandations de vins corses :
– En ajaccio : un petit faible pour le clos d’Alzeto (rouge ou rosé) et le domaine de Pratavone (Isabelle Courrèges à Pila Canale), et une grosse faiblesse pour le Comte Peraldi (rosé extra).
– En patrimonio : Antoine Arena, domaine Gentile et Conca d’Ora en rouge ; en blanc et rosé, clos Marfisi et Orenga de Gaffory (vraiment excellent, ce dernier). Arena à nouveau, en blanc (Grotte di Sole). Les rouges du domaine Leccia sont également réputés.
– En vins-de-corse côte orientale : on peut tenter les blancs et le muscat, parfois très bien (tout autant que celui du Cap).
– En vins-de-corse Sartène : pour les rouges surtout, les domaines Fiumicicoli et Mosconi, ainsi que le vin de Philippe Farinelli, domaine de Saparale.
– En vins-de-corse Porto-Vecchio : le domaine de Torracia en rouge.
– En vins-de-corse Calvi : en blanc, le clos Culombu et surtout le clos Reginu ; en rouge, le clos Reginu toujours. Le renucci blanc est également très réussi.
– En vins-de-corse Figari : le domaine de Tanella en blanc se débrouille fort bien. De même, le clos de Sarcone et le clos Canarelli en rouge.
– En vins-de-corse Cap Corse : le clos Nicrosi en blanc.
– L’AOC muscat-du-cap-corse : le clos Nicrosi, le clos Santini et Marfisi.

Les apéritifs et liqueurs corses : Comment ne pas citer en premier le vin du Cap au quinquina, connu sous le nom de Cap Corse, à base de décoctions de plantes aromatiques, d’oranges macérées et de quinquina ?  Corse.
On boit aussi beaucoup de pastis, dont les locaux Dami (établissements Damiani) et Mannarini. Le Casanis est très présent sur les tables des cafés.

Quant aux liqueurs, servies en digestif dans la plupart des restaurants, elles sont une autre spécialité insulaire, fabriquées à partir de toutes les plantes du maquis : menthe, myrte, châtaigne, noix, noisette, anis, mais aussi violette ou orange, ou tout autre fruit de l’Île de beauté.
On pourra boire aussi de la cédratine, alcool à base de cédrat, une variété de citron. Il existe même de la Bonapartine !

Les bières corses : La brasserie Pietra  produit des bières à la farine de châtaigne. L’une, ambrée, la Pietra, est traîtresse avec ses 6° ; l’autre, la Serena, est une blonde un peu plus légère (5°), au final légèrement citronné. Et il existe aussi la Colomba (5°), et la Pietra Rossa aux fruits rouges. Une autre Pietra au cédrat.
On les trouve un peu partout sur l’île, en bouteilles, et parfois à la pression dans les bars.
Site de la brasserie Pietra.

Bière Pietra et fromage corse

Les whiskies corses :  Le whisky Altore est un whisky résultant du fruit d’une collaboration corso-écossaise dont l’idée revient à Pierre-François Maestracci,  un distillateur de Patrimonio. Le pure malt est affiné en fûts de chêne ayant contenu du cap-corse ou du muscat, mais la distillation est faite en Écosse.
Le P & M est un autre whisky qui se présente comme être 100 % corse. Il est décliné en trois versions : Blend, Blend Supérieur et Pure malt. Ce whisky  est  commercialisé par la distillerie Mavela d’Aleria en collaboration avec la brasserie Pietra. Cette dernière fournit le brassage, Mavela distille.