Il y a, aux Caraïbes, deux catégories d’îles : celles qui accueillent les énormes bateaux de croisière et leur clientèle inconditionnelle du bleu layette et du jaune canari, des voyages en groupes et du shopping hors taxes ; et les autres, paradis de sable blanc, de ciel bleu et d’eau verte, qui exploitent leur absence de boutiques hors taxes, de piscine, de casino et de voyages organisés, frères qu’elles sont de leur petite taille et de leur atmosphère intime. New Providence participe des deux. Nassau, sur sa côte nord-est, est la capitale des Bahamas, archipel de quelque sept cents îlots situé juste à côté de la Floride. Sur le trajet de nombreux bateaux de croisière, Nassau regorge de bijouteries hors taxes, de boutiques de montres ou de boissons alcoolisées. Ses rues débordent de chemises hawaïennes, de bermudas et de sacs en plastique. Quant à son architecture coloniale, elle est au bord de l’asphyxie. Mais, tout au bout de l’île, Compass Point est tout son contraire : une série de cases créoles, installées en bordure d’un endroit idyllique, sans centre commercial ni boîte de nuit, ni même d’autre hôtel. Toutes les maisonnettes pittoresques ouvrent jusqu’à l’horizon sur une eau turquoise, claire comme le cristal, et aucune n’est à plus de quelques centaines de mètres d’une plage privée. Paisibles, calmes et isolés, les lieux n’ont pourtant rien de lénifiant. C’est même peut-être le coin le plus coloré de la planète. Pour décorer les cases de Compass Point, Chris Blackwell,
l’entrepreneur de l’hôtel (et le fondateur des Island Records), a misé sur le penchant des Caraïbes pour les couleurs vives et il leur a donné carte blanche. L’audace et l’originalité des coloris ont été largement remarquées. Compass Point est vite devenu un pôle d’attraction tant pour les autochtones que pour les clients des hôtels voisins et bien-sûr pour les jeunes mariés en lune de miel. Le restaurant, spectaculairement perché à l’extrémité de la digue et tourné vers la lagune, affiche complet tous les soirs. Le décor, l’ambiance et la situation y sont évidemment pour beaucoup, mais la cuisine aussi (il faut être audacieux pour servir un filet de bœuf surmonté d’une queue de homard grillée). Cette cuisine correspond exactement à ce que l’on aime manger aux Caraïbes : du poisson et des épices.
Ce sont justement les épices qui poussèrent Christophe Colomb à voguer vers l’ouest, dans l’espoir de trouver une route plus directe pour l’Extrême-Orient. Au lieu de quoi il accosta à Guana-]rani, une île des Bahamas rebaptisée San Salvador par les Espagnols. Ceux-ci réduisirent en esclavage la population indigène, les Taoi, et les firent travailler en masse dans les mines et les plantations. Mais il n’y avait pas d’or aux Bahamas, et ces îles furent vite éclipsées par celles qui en détenaient. Désertées, elles échurent aux Britanniques, en 1629. La puissance des Espagnols dans la région avait alors beaucoup décliné et la piraterie battait son plein. Envahie de personnages véreux, d’argent sale et de vice, Nassau avait la réputation d’être la Shangaï des Caraïbes. Cette époque prit fin après une campagne d’assainissement menée par un gouverneur général ambitieux qui lança de grandioses projets agricoles et » importa » par bateaux entiers des esclaves africains pour travailler sur les terres concédées par la couronne britannique. Malgré cela, les plantations des Bahamas ne soutenaient pas la comparaison avec celles d’Amérique du Sud. Elles ne connurent un certain essor que durant la guerre civile américaine, lorsque les États du Sud, confrontés au blocus de leurs côtes, durent, pour expédier leur coton aux fabriques de Lancaster, en Angleterre, le faire transiter par Nassau. C’est alors qu’on construisit, pour accueillir les marchands de coton, le premier Grand Hôtel. Ainsi naquit f industrie du tourisme, aujourd’hui principale source de richesse des Bahamas. Au début du XXe siècle, leur climat idéal et leurs plages immaculées attirèrent les touristes désireux d’échapper à l’hiver américain. Après la Seconde Guerre mondiale, l’apparition de l’air conditionné en fit une destination touristique d’un bout de l’année à l’autre. La popularité n’est pas toujours destructrice.
La preuve : c’est aux Bahamas que l’on trouve l’eau la plus verte et les plages les plus blanches de toutes les Caraïbes.
Adresse : Compass Point – PO Box CB 13342 West Bay Street, Gambier – Nassau, Les Bahamas / USA
Téléphone : +1 242 327 45 00 – Fax : +1 242 321 23 98
Site internet de Compass Point : http://www.compasspointbeachresort.com/
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