
Le Grand Hôtel et Des Palmes à Palerme – Sicile – Italie
Situé en plein coeur du centre historique de Palerme, Le » Des Palmes » comme il est affectueusement connu à Palerme, est l’hôtel le plus célèbre de l’île de la Sicile, après avoir accueilli d’illustres visiteurs depuis le 19e siècle dont Richard Wagner (1813-1883), qui a terminé durant l’hiver 1881-82 Parsifal, son dernier opéra dans l’une des ses suites luxueusement décorées.
Le “ Grand Hôtel et des Palmes ” naquit en 1874 dans une ancienne maison patricienne de la famille Ingham-Whitaker, construite en 1856 et reliée par un passage secret à l’église anglicane qui se trouve jusqu’ici en face de l’hôtel et qui s’appelle la chiesa anglicana Holly Cross.
Le palais aristocratique posséda deux étages, un jardin d’hiver (le hall actuel) et un jardin exotique s’étendant jusqu’à la mer. Le mariage de la veuve Ingham avec Giacomo Medici changea le sort de la demeure nobiliaire, qui, vendu à un opérateur local, devint le “Grand Hôtel et des Palmes”, connu par tous les palermitains sous le nom de “Le Palme”. Ernesto Basile (1857–1932), l’un des plus grands maîtres du style art nouveau, rénova l’hôtel en 1907, et des décorateurs anglais réalisèrent le magnifique plafond en bois marqueté dans la salle de la cheminée.
Au “Grand Hôtel et des Palmes” s’écrivit une bonne partie de l’histoire de la Sicile : L’homme d’état Francesco Crispi (1819-1901) y donna des leçons de politique.
L’homme d’état italien Vittorio Emanuele Orlando (1860-1952) y séjourna souvent.
Le général Charles Poletti le choisit comme quartier général pendant la Seconde Guerre mondiale, et, enfin, le baron Di Stefano, condamné à la mort par la mafia, choisit l’exil dans “Les Palmes” et y resta pour 50 ans, jusqu’à sa mort.
Aujourd’hui encore, son histoire illustre, les personnages qui l’ont empreinte et la beauté de ses chambres somptueuses en font l’un des hôtels les plus renommés dans le monde entier, mais surtout ‘un hôtel avec une âme’, riche d’un passé glorieux et mémorable.
L’écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu’à la mort. Il est né à Paris en 1877 et décédé à Palerme en Sicile (Italie) en 1933. Auteur d’une œuvre d’un abord difficile qui rappelle parfois celle de James Joyce, Raymond Roussel fut de son vivant un auteur incompris. L’échec de son premier ouvrage, La Doublure (1897), l’affecte profondément. Il publie ensuite La Vue (1904) et, en employant une technique différente, Impressions d’Afrique (1910), dont seul Edmond Rostand reconnut la valeur, puis Locus Solus (1914). Les adaptations pour le théâtre de ces deux œuvres et sa pièce L’Étoile au front (1924) déclenchent bagarres et scandales, mais contribuent à le faire connaître. Il écrira encore Nouvelles Impressions d’Afrique (1932) et, peu avant sa mort par suicide Comment j’ai écrit certains de mes livres publié à titre posthume en 1935 qui révèle ses méthodes d’écriture.
Écrivain richissime et épicurien qui faisait venir ses primeurs de la Côte d’Azur en Rolls.
Il habite au temps de sa splendeur, vers 1920, une vaste demeure à Neuilly. Quinze ou dix-huit domestiques entretiennent cette maison. Parmi eux, plusieurs cuisiniers. Un d’eux, e chef de cuisine André Guillot a raconté la façon extraordinaire qu’avait le maître de prendre ses repas. Par raison de commodité, disait-il, il prenait ses quatre repas un à la suite de l’autre, sans interruption. Il se mettait à table vers 12 h 30 et commençait par son petit déjeuner (fruits, thé ou chocolat, brioches, fromage). Sans quitter la table il enchaînait aussi par le dîner (coquillages, pâtés, volailles, poisson, sorbet au champagne, après quoi un plat en sauce, bourguignon par exemple, suivi d’un gigot et d’un gibier, avant la salade), passait ensuite à la collation (invariablement trois entremets voilés de sucre tiède, parfois une pièce montée) et enfin au souper (deux potages, dont un aux légumes sur lesquels il ne tolérait aucune trace de couteau, poisson, entrée chaude, rognons, cervelle, foie gras, petite salade composée et, pour finir, deux ou trois entremets).
Chaque repas comprenait de seize à vingt-deux services et durait jusqu’à 17 h 30. Il faut ajouter que Roussel mangeait toujours rigoureusement seul et que les cuisiniers ne l’apercevaient jamais. A deux reprises, André Guillot a pu voir ses pieds. Il raconte également qu’en rentrant, pendant la nuit, chacun des domestiques enlevait ses chaussures pour traverser le jardin. Si le maître entendait le moindre crissement sur les graviers pendant qu’il travaillait, c’était la porte.
Le 2 juillet, il avait déjà tenté de s’ouvrir les veines, mais fut sauvé par son mystérieux chauffeur Tomaso Orlando et par sa « gouvernante » Il avait demandé à Orlando de lui trancher les artères avec une lame de rasoir pour la somme de 100 F. Le garçon ayant décliné son offre, Roussel est contraint de s’exécuter seul, décidant des moindres détails jusqu’à la position de son corps. Le 14 juillet 1933, il est retrouvé mort dans la chambre n° 224 suite à une ingestion excessive de barbituriques. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Quatorze ans et une guerre plus tard, Arthur Miller (1915-2005) pénètre à l’hôtel des Palmes partiellement bombardé par les Américains. On l’installe dans la chambre contiguë à celle de Lucky Luciano (1897-1962), expulsé des États-Unis d’Amérique après sa condamnation « en tant que chef de la Mafia, tueur, proxénète, organisateur de jeux clandestins et de rackets. Luciano était le prince des voleurs, un abominable monstre sans aucune moralité. » Luciano qui a remarqué la présence de Miller et de l’ami qui l’accompagne, s’adresse à eux :
« Alors qu’est-ce que vous fabriquez ici tous les deux ?
On fait du tourisme, répondis-je.
Ma plaisanterie faillit le faire rire.
Du tourisme ? À Palerme ? »
En toute logique, Luciano ne peut que soupçonner les deux Américains « d’être des gars du FBI ou de la pègre venus lui loger une balle dans la tête ». Très étroitement surveillés, ils vont faire le tour de la Sicile avec le chauffeur qu’il leur offre, et impose… Plus question de s’éterniser, ils abandonnent l’hôtel des Palmes le plus tôt possible, le lendemain matin.
La direction et le personnel de l’Hôtel Des Palmes Palerme réservent un accueil chaleureux et cordial digne de son rang de quatre étoiles.
Ancré dans l’histoire, évoquant le vieux monde glamour, alliant l’élégance et le charme avec tout le confort contemporain.
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Grand Hôtel et des Palmes
Via Roma, 398
Palermo, 90141, Sicilia – Italia
Tél. : +39 091 602 8111
Site internet Grand Hôtel et des Palmes
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