Aubépine

Aubépine : n.f.  L’aubépine est un genre d’arbuste épineux de l’hémisphère nord (famille des RosacéesNom botanique : Crataegus), fréquent dans les haies vives d’Europe. Ses feuilles et ses rameaux fleuris sont utilisés en tisane pour leur action calmante sur le cœur.
L’aubépine est parfois appelée « cenellier » et ses fruits des cenelles. On la surnomme également « épine blanche ».
Symbolique et ésotérisme : Depuis l’Antiquité, l’aubépine symbolise l’innocence et la pureté virginale. Chez les chrétiens elle est liée à la Vierge Marie.
– On dit que la foudre ne l’atteint jamais.
– On dit qu’elle est très liée aux pratiques de sorcellerie du mois de mai. Dans le Nivernais, on fixe dans la nuit du 30 avril, une branche de celle-ci à l’entrée des écuries et des étables, afin d’empêcher les araignées dites sorcières d’y pénétrer.
L’aubépine est donc liée au premier mai ou à la veille du premier mai. Ceci est peut-être dû au nom gaelique (celtique) de l’aubépine qui est « Buisson de Beltaine ».
La branche d’aubépine bien épointée serait souveraine contre les vampires quand elle leur transpercerait le cœur.
Littérature et chanson : L’aubépine est l’objet de plusieurs poèmes, notamment des poètes Pierre de Ronsard et Rémy de Gourmont.
Les aubépines tiennent un rôle central dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, notamment dans Combray : « Je revenais devant les aubépines comme devant ces chefs-d’œuvre dont on croit qu’on saura mieux les voir quand on a cessé un moment de les regarder, mais j’avais beau me faire un écran de mes mains pour n’avoir qu’elles sous les yeux, le sentiment qu’elles éveillaient en moi restait obscur et vague, cherchant en vain à se dégager, à venir adhérer à leurs fleurs. Elles ne m’aidaient pas à l’éclaircir, et je ne pouvais demander à d’autres fleurs de le satisfaire. »
Le chanteur français Marc Lavoine a interprété la chanson Rue des aubépines et le chanteur Ycare a intitulé l’une de ses chansons Aubépine.

Emplois de l’aubépine : Ce sont surtout, les fruits rouges et charnus d’une de ses variétés, l’azerolier, très répandu dans le midi de la France et en Espagne, servent à confectionner des gelées et des confitures à saveur acidulée.

La dame qui m’attend se nomme Viviane
Et vienne le printemps de nouvelles douleurs
Couché parmi la marjolaine et les pas-d’âne
Je m’éterniserai sur l’aubépine en fleurs

Guillaume Apollinaire (1880-1918) dans « Merlin et la vieille femme ».