Busserole

Busserole : La busserole (ou raisin d’ours) est une espèce de sous-arbrisseau (famille des Éricacées – Nom botanique : Arctostaphylos uva-ursi L.), répandue en région circumpolaire.
Souvent en forme de coussins, la busserole a des feuilles persistantes, des petites fleurs en grelot blanches ou roses et des baies rouges à maturité.
Une espèce voisine (Arctostaphylos alpina (L.) Spreng.) a des feuilles caduques, des fleurs blanc-verdâtre et des baies noires.
La busserole a pour la première fois été documentée dans The Physicians of Myddfai, un ouvrage d’herboristerie du XIIIe siècle. Elle a également été décrite par Clusius en 1601 et recommandée pour usage médical notamment par Gehard en 1763. Elle fait enfin son apparition dans le London Pharmacopoeia en 1788.
Marco Polo reporta qu’au XIIIe siècle, les Chinois l’utilisaient comme diurétique pour soigner les reins et les problèmes urinaires. Les Amérindiens l’utilisaient également pour ces troubles mais aussi pour traiter certaines maladies vénériennes, les calculs urinaires, la cystite et l’urétrite, et enfin l’obésité. Les colons américains l’ont utilisée aussi contre les néphrites.

Emplois de la busserole 
: On utilise ses fruits pour faire de la confiture.
Ses feuilles dans l’industrie du tabac à pipe. Certaines tribus Amérindiennes l’incorporaient dans les herbes à fumer.

Mise en garde !

Comme tout diurétique, il est fortement déconseillé d’ingérer la busserole en cas d’insuffisance rénale. Une étude canadienne effectuée en 1986 suggère que les femmes enceintes doivent s’abstenir de prendre de la busserole car son action ocytocique (*) peut déclencher le travail d’accouchement lorsque pris à forte dose. De plus cette plante ne devrait pas être consommée sur une longue période (plus de 2 ou 3 semaines). La vitamine C (plus de 500 mg par jour) et les jus très acides (contenant de l’acide citrique notamment) comme les jus de pruneau, de citron ou de canneberge ne devraient pas être pris conjointement avec la busserole, car cela risquerait de modifier l’alcalinité de l’urine nécessaire à l’action de l’arbutine. Certaines études suggèrent que l’ingestion de 1 gramme d’hydroquinone peut provoquer vomissements, nausées (principalement), acouphènes, cyanose et convulsions, une prise de 5 grammes d’hydroquinone pouvant même provoquer la mort, mais il ne faut pas oublier que l’hydroquinone n’est qu’un métabolite de l’arbutine et que l’on peut sainement ingérer des préparations faites à base de 20 grammes ou plus de busserole, sans aucun risque pour la santé. De plus, très peu d’études complètes ayant été réalisées sur le sujet, le dosage reste très subjectif et dépend de la tolérance individuelle du sujet.

(*) Ocytocique : médicament ou produit possédant la capacité de provoquer ou de stimuler les contractions de l’utérus au moment de l’accouchement.