Chou marin

Chou marin : Le chou marin (familles des Brassicacées – Nom botanique : Crambe maritima) encore appelé le crambé maritime ou chou maritime est l’un des deux représentants européens du genre Crambe, avec Crambe hispanica. C’est une plante poussant sur le littoral de la Baltique, de la Manche et de l’Atlantique (sable, galets, falaises). Il est cultivé pour l’ornement et la consommation.
Devenu assez rare et ayant disparu d’une partie de son aire naturelle de répartition, le chou marin est une espèce protégée dans plusieurs départements français. Il fait par exemple partie des espèces qui ont justifié la création de la Réserve naturelle régionale du Sillon de Talbert à Pleubian en Bretagne.
Culture : C’est une plante facile à cultiver. Poussant naturellement en bord de mer du nord de l’Europe, elle préfère les sols légers à Ph neutre ou alcalins et les positions plein-soleil, mais n’aime pas les climats trop chauds. Bien que préférant les sols riches, elle tolère parfaitement les sols pauvres mais toujours bien drainés car elle ne supporte pas l’humidité stagnante. Elle résiste au froid jusqu’à -20°C. En bonnes conditions, elle peut produire jusqu’à trois récoltes par an et un même pied peut vivre plusieurs dizaines d’années.
Le semis est effectué de préférence en place en mars-avril ou alors en godets transplantés lorsque la plante a quelques feuilles. Les graines lèvent à 15°C en 3 semaines mais peuvent parfois mettre 2 mois. La première récolte peut avoir lieu 12 mois après.
La plante peut également être multipliée par division de souches ou par morceaux de racines.
Il existe quelques variétés fixées.
Les fleurs sont très attractives pour les butineurs.

Emplois du chou marin : Dans la plupart des stations, la récolte de plantes sauvages est interdite car la plante est classée en espèce protégée mais le crambé maritime est facile à cultiver.
Toutes les parties du chou maritime sont comestibles. Les feuilles et les boutons floraux avant éclosion sont consommées crus ou cuits comme le chou et le brocoli. Bien que très ressemblant, le goût diffère de celui du chou.
En Grande-Bretagne les jeunes pousses sont souvent blanchies comme les endives. Cette technique n’a pas eu de succès commercial car les pousses ne restent pas fraiches longtemps. Plus charnues que celles du chou, les feuilles tendent à être légèrement amères au moment de la floraison. Les racines peuvent être consommées cuites et sont riches en sucre et amidon.