Coprah

Coprah : Le coprah ou copra, est l’albumen (tissu de réserve) séché de la noix de coco. Le mot « coprah » vient du malayalam kopra qui signifie « huile de plante ».

La floraison du cocotier produit une drupe, un fruit vert qui contient une noix et pousse en grappes de cinq à plus de dix selon la variété, à l’aisselle des branches. La noix est entourée d’une enveloppe fibreuse épaisse de cinq à quinze centimètres appelée mésocarpe. Si le germe sort par le nombril, la noix est dite « femelle », sinon on l’appelle « mâle ». Les femelles donnent beaucoup plus que les mâles, qui produisent très peu. Sous cette enveloppe, se trouve une mince coque brune très dure, qui renferme l’albumen – un liquide blanc laiteux qu’on appelle eau de coco et qui se transforme en chair au fur et à mesure de la maturation du fruit. C’est la noix proprement dite ou coprah.

Les noix de coco germées sont plantées peu profondément dans un sol riche, additionné d’une bonne quantité de sable, salé de préférence. Le cocotier demande environ 1,5 mètre cube d’eau par an, autrement dit ne nécessite pas d’arrosage, sauf si la saison sèche s’étend au-delà de trois mois. La plantation est possible toute l’année même s’il vaut mieux éviter la saison sèche. Le cocotier produit ses premiers fruits entre sa sixième et huitième année durant cinquante à soixante-dix ans en croissance normale, s’il ne subit pas de dégradations. L’exposition et la fragilité des atolls face aux intempéries permettent rarement d’atteindre cet âge.
À leur maturité, les noix de coco tombent au sol. Parfois l’exploitant anticipe ce stade de croissance et les récolte lui-même en les détachant de l’arbre. Rassemblées, l’opération manuelle de détrocage de l’albumen séché est effectuée. Cette chair extraite est séchée au soleil jusqu’à la disparition quasi totale de sa teneur en eau qui ne doit pas dépasser 6 %, pour obtenir le coprah. Le coprah est ensuite rassemblé dans des sacs qui sont pesés avant leur vente.
En Polynésie française où cette culture est en usage depuis le XIXe siècle, les sacs sont acheminés par cargo vers Papeete où se trouve l’« Huilerie de Tahiti ».
Le coprah sert à la fabrication d’huile de coco utilisée d’une part dans l’alimentation humaine, pour la confection de margarine, et d’autre part dans la fabrication de savon et de cosmétiques, en particulier du monoï en association avec la fleur de tiare tahiti.