Nèfle du Japon

Nèfle du Japon : locut.  La nèfle du Japon, ou bibace, ou bibasse, est le fruit du néflier du Japon (Famille des Rosacées – Nom botanique : Eriobotrya japonica), un arbre fruitier qui pousse en Orient, mais aussi dans le bassin méditerranéen.
En Afrique du nord, la nèfle du Japon a, selon les régions, des noms divers: au Maroc « Mzah » ; en Algérie « Molèsse » autre part, mchimcha, zaârour, … »Zaârour » désigne la nèfle du Japon mais aussi, de façon générique, plusieurs petits fruits charnus dont deux ont,en français, des noms qui dérivent de nom arabe « zaârour » : l’azérole des forêts tempérées, et l’acerola, des forêts équatoriales.
C’est un fruit charnu de taille moyenne, de 3 à 7 cm de long, de forme générale ovoïde, à peau lisse, légèrement duvetée, un peu résistante, de couleur jaune orangé à maturité. La chair est très juteuse, fraîche, de saveur légèrement acidulée et de couleur variant du blanc à l’orangé. Sur le plan botanique c’est une baie.
Il contient des noyaux, en réalité des pépins assez volumineux, au nombre de 4 à 5, parfois moins du fait de l’avortement de certains ovules. Ces noyaux contiennent de l’acide cyanhydrique.
Les nèfles du Japon arrivent à maturité au printemps. Les arbres fleurissant en hiver, la maturation intervient au printemps plus ou moins tôt. En mars-avril au Maghreb, en mai-juin dans le sud de la France.
Attention : les noyaux sont toxiques et seuls ceux qui sont frais peuvent servir pour la plantation. Certaines préparations de rhum arrangé utilisent ces noyaux.
C’est un fruit fragile qui supporte difficilement le transport. Il doit être récolté très mûr sous peine d’être trop acide.
Il peut se consommer nature, ou en salade de fruits. On peut l’utiliser pour préparer des pâtisseries ou des confitures. Les Mauriciens utilisent aussi les bibasses pour préparer des achards. Dans ce dernier cas, il ne faut pas les utiliser trop mûrs. À la Réunion, il est communément utilisé pour faire de la confiture, de la gelée ou du punch.