Rue

Rue : La rue officinale est une plante herbacée vivace des prés, (famille des Rutacées – Nom botanique : Ruta graveolens L.), à petites feuilles gris-bleuté et à saveur amère.
La « rue des jardins » ou « rue fétide » (Ruta graveolens L., littéralement « Rue à odeur forte », du latin gravis, « lourd », et olor, « odeur »), parfois appelée « Rue des jardiniers », « Rue odorante », « Rue officinale », est une espèce d’arbrisseaux, cultivé pour ses feuilles utilisées pour leurs qualités aromatiques et médicinales.
Nom commun : rue fétide, herbe de la rue, rue des jardins, herbe de grâce.
La plante dégage une odeur forte et pénétrante avec un fond rappelant le coco, souvent perçu comme désagréable, et a un goût amer.
Dans l’Antiquité, la rue joua un rôle important dans la pharmacopée et elle figurait au Moyen Âge en bonne place parmi les plantes utilisées en liquoristerie ; elle parfumait traditionnellement les hypocras aux herbes. Les hypocras étaient des vins sucrés où l’on a fait infuser de la cannelle, du girofle.

Plante originaire du Sud-Est de l’Europe (Ukraine, Albanie, Bulgarie, ex-Yougoslavie), la rue officinale est largement naturalisée dans toute l’Europe et en Afrique du Nord.
Elle est aussi largement répandue en Amérique du Sud, à l’état sauvage ou cultivée aussi pour ses propriétés médicinales.
La rue officinale était autrefois considérée comme une plante magique associée à la magie blanche. Elle fut utilisée dès l’Antiquité, notamment chez les Romains. Les Pharisiens payaient la dîme sur la menthe et la rue (Saint Luc (XI-42), ce qui veut dire qu’ils payaient la dîme sur toute chose, même sur les plantes aromatiques. Elle figurait dans la liste des plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis (liste des plantes cultivées dans les jardins de monastère sous Charlemagne).
Elle entrait au Moyen Âge avec la sauge, la menthe, le romarin, l’absinthe et la lavande, le camphre, la cannelle et le clou de girofle dans la composition du vinaigre des quatre voleurs censé protéger de la peste. Les feuilles fraîches peuvent être utilisées pour assaisonner les sauces et les plats de viande. À utiliser modérément à cause du goût amer et des risques de toxicité.

Aujourd’hui, elle est interdite de vente en France, mais, en Italie du Nord, elle est utilisée pour parfumer l’eau-de-vie (grappa alla ruta). On met un petit bouquet de rue fraîche à macérer dans la bouteille.
En Éthiopie, on en met une brindille dans les tasses de café.
En Europe de l’Est, elle est un des ingrédients des farces de viande hachée et aromatise les fromages blancs et les marinades.
On extrait de la rue officinale une huile essentielle utilisée en parfumerie.