Potimarron

Potimarron : Le potimarron est une petite courge orange (famille des Cucurbitacées – Nom botanique : Cucurbita maxima), au goût de châtaigne et à la consistance de potiron (d’où son nom), à l’écorce rouge à rouge brique ou même rose, bronze ou vert par mutation et en forme de poire très ventrue.
Sa chair est jaune et farineuse, et il a la saveur de la purée de châtaignes.
C’est une variété rampante et ses tiges peuvent mesurer jusqu’à trois mètres de long et portent de nombreux fruits pesant entre deux et trois kilogrammes.
Les potimarrons sont un groupe de cultivars du potiron, d’origine japonaise (où il est appelé Kabocha). Leur forme et leur goût leur ont valu le surnom de courges châtaignes. Autres appellation : potiron doux d’Hokkaido, une l’île septentrionale du Japon.
Les potimarrons sont à l’origine une catégorie de Kuri kabocha créé au Japon à partir des Seiyo kabocha (courge Buttercup). Au Japon, on trouve des Kuri kabocha de nombreuses couleurs (bleu, noir, gris, blanc, rouge et orange). Certaines ont une forme plus ronde mais toutes ont une saveur très proche de notre potimarron. Parmi celles-ci, on trouve notamment la « Delica » (Ebisu) ou la « Chestnut », particulièrement appréciée des gastronomes.
Comme toutes les Cucurbita maxima (ainsi que les autres courges : Cucurbita pepo, Cucurbita moschata et Cucurbita mixta), il est d’origine américaine (le centre maximal de diversité des C. maxima se trouve dans les Andes) et n’a donc été introduit dans l’Ancien monde qu’après la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492.
Les kabochas (dont fait partie le potimarron) auraient été introduits au Japon par des navigateurs portugais en 1541, qui l’auraient amené avec eux à partir du Cambodge. Une autre hypothèse suggère que les Japonais auraient créé les kabochas à partir de courges qui viendraient de Chine.
Son importation française est plus récente ; elle a été un grand succès.
Les variétés portant le nom commercial de « potimarron » sont notamment : « Uchiki kuri », » « Akaguri », « Red kuri », « Potimarron français »… Elles ont un aspect semblable : une forme de toupie rouge ou orange, de un à trois kilogrammes. Elles ont toutes une saveur douce, un goût prononcé de marron et une chair épaisse et particulièrement crémeuse.
Le potimarron est très riche en vitamines A, B, C, D, E, en oligo-éléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium, sodium…), en acides aminés, en acides gras insaturés, en amidon, en sucres naturels et en carotène.
Plus le fruit est conservé dans une cave sèche, plus ses teneurs en vitamines et en sucre augmentent.
Comme les potirons, les potimarrons peuvent être consommés en potage, au four avec de l’ail, frits, en tourte ou en purée gratins, quiches et tartes, etc. Il peut aussi être farci.
A la différence du potiron, il n’est pas nécessaire de retirer la peau du potimarron avant la cuisson.

La comestibilité des Cucurbitacées
Difficile de s’y retrouver entre citrouilles, potirons ou coloquintes… Lesquels peut-on utiliser pour décorer et lesquels peut-on cuisiner ?
Les potirons, potimarrons, courges de Muscade, citrouilles ou coloquintes appartiennent à la grande famille des Cucurbitacées.
La coloquinte est une plante purement décorative, une sorte de courge aux couleurs diverses : crème, jaune, orange, vert foncé, vert plus clair. Elle fait le bonheur des décorateurs en herbe, des fleuristes, des pépiniéristes mais sûrement pas des cuisiniers.
En effet, ingérer des coloquintes n’est pas sans danger pour la santé. La vigilance s’impose, en particulier en présence d’enfants, si vite tentés.
Attention, aussi : dans leur forme sauvage (coloquinte vraie ou médicinale), les cucurbitacées contiennent une toxine naturelle, la cucurbitacine, responsable de l’amertume du légume. Ingérée même à faible dose, elle peut causer une intoxication, avec comme symptômes des vomissements, des coliques et de fortes diarrhées, parfois accompagnées de saignements.
En principe, les variétés de courges cultivées dans nos jardins ne sont pas dangereuses. Toutefois, la toxine peut réapparaître en raison de croisements et de mutations. D’où l’importance d’acheter des graines de bonne qualité, de ne pas réutiliser des graines comme semis, ni évidemment des graines de courges sauvages.
Pour prévenir les risques liés à la pollinisation, et donc les croisements potentiellement nocifs, il faut éviter de cultiver à la fois des coloquintes décoratives et des courges dans le même espace.

Quelques préparations culinaires à base de potimarron :