Safou

Safoutier dacryodes edulis

Safou : Le safou est le fruit du safoutier un arbre poussant en Afrique de l’Ouest (famille des Burséracées – Nom botanique : Dacryodes edulis).
Le safou est parfois appelé « prune » en français. Au Gabon, il est généralement appelé atanga, d’où le mot atangatier pour désigner l’arbre qui le produit : le safoutier.
Description : Le safou est un fruit d’Afrique tropicale et équatoriale. Il existe plusieurs variétés, le safou se distingue par la variété de ses couleurs d’un fruit à un autre, du rose clair au bleu marine en passant par le bleu ciel et le violet. Il renferme un noyau. La chair du safou est souvent grasse.
Histoire du safou : Le safou tient son nom du kikongo n’safu (l’arbre est appelé m’safu ou musafu).
Elles font partie de la famille : Burseraceae, genre : Dacryodes, espèce : edulis
Apport nutritionnel du safou : Le safou contient 59 % d’humidité soit (53,3 g/100 g) d’eau, 4 % soit 11,2 g de protéines, 5 % de glucides, 8,7 % de fibres, 1,4 % de minéraux et fournit 234 cal pour 100 g. Sa teneur en acide gras (22,1 %) est équivalente à celle de l’avocat. On compte aussi le cuivre (0,93 mg/100 g), les lipides (29,4 mg/100 g).
La pulpe fraîche contient des quantités considérables d’acides palmitique et linoléique.
On trouve aussi dans le safou de la provitamine A (72 mg/100 g), de la vitamine C 11 mg (acide ascorbique), de la vitamine E (1,3 mg/100 g) et des minéraux, dont les plus présents sont le calcium (65 mg/100 g), le potassium (443 mg/100 g) et le phosphore (68 mg/100 g).
Consommation du safou : La peau du safou appelée la pulpe, et le tégument qui recouvre son noyau sont comestibles.

Emplois culinaires du safou : Dans les régions et pays d’où il est originaire (Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale…), le safou se consomme plutôt cuit, mais aussi séché. Il y a principalement trois manières de le cuire : par immersion dans l’eau bouillante, sur la braise et enfin sur une plaque chauffante ou dans un four et saupoudré de sel ou sans sel. On peut également le consommer cru, auquel cas il est plus apprécié mi-sec ou mou sur au moins une partie de sa surface.
Mais il ne mûrit pas de façon aussi uniforme que l’avocat. Certains préfèrent le consommer avant qu’il ne mûrisse complètement, car ils apprécient le goût acidulé des parties encore croquantes.
Il a aussi des propriétés somnifères (ce qui fait souvent dire dans l’imaginaire kôongo, qu’il inhibe le désir sexuel chez l’homme).